Deux soirées au Jazz à Junas

21 juillet 2021 – Gaël Horellou

Carrières du Bon Temps – 21h – Rouge

Carrières du Bon Temps – 23h – Twins

22 juillet 2021

Place de l’avenir – 18h – Céline Bonacina

Carrières du Bon Temps – 21h – Perrine Mansuy

Carrières du Bon Temps – 23h – Sylvain Rifflet

Nice Jazz Festival 2e Soir

Le 13/07/2021 sur la scène Masséna – Nice (06).

Le vent fait entendre son souffle en ce début du deuxième jour de festival. Les avions volent bas et rasent les abords de la ville.

La soirée commence façon récital: piano-voix. Mais quel pianiste et quelle chanteuse. Sullivan Fortner, courbé sur le Steinway regarde Cécile McLorin Salvant debout, droite dans sa belle robe bleue. Un clin d’œil et ils commencent. Deux petites trilles et elle entame une chanson en français. Suivront quelques reprises de Diane Reeves, Dionne Warwick, Gregory Porter ou Kurt Weil. Un petit délice que cette dernière. Les interventions staccato et facétieuses de Sullivan, la voix de Cécile qui passe sans effort, ni rupture, du falsetto au grave profond. Parmi les divers thèmes, quelques compositions personnelles dont « Doudou » écrite en pensant à la dentiste de son enfance (à découvrir). Un passage par le blues avec le très intense « Spoonfull » de Willie Dixon.

En toute fin, elle s’assoit près du piano pour « Ghost Song » qu’elle chante en duo avec Mister Fortner. Même le vent semble s’apaiser. Cécile McLorin est certainement une des grandes chanteuses de la scène jazz internationale mais surtout une grande interprète. Qu’elle les ait écrites ou pas, elle fait de chaque chanson, la sienne, pour nous.

Puis le saxophoniste étasunien Branford Marsalis nous propose de passer « un evening » avec lui et ses trois compères. Une proposition qui ne se refuse pas quand on est amateur de jazz. Branford, l’ainé de la fratrie Marsalis, est saxophoniste. Plus de quarante ans de tournée n’ont pas affecté son plaisir de jouer. Une joie communicative qui se repend, ondoie, de rang en rang chez les spectateurs. Les quatre musiciens sont à un tel niveau qu’ils n’ont pas besoin de forcer leur talent pour nous offrir un set de très grande tenue. Au piano Joey Calderazzo est époustouflant. Vers la fin du set, le tempo s’emballe pour le plus grand plaisir de tous les spectateurs.

C’est Thomas Dutronc, entouré de quelques jazzmen hexagonaux qui clôture cette seconde journée de NJF. Éric Legnini au piano, Thomas Bramerie à la contrebasse et Rocky Gresset aux guitares, Denis Benarrosh derrière ses fûts, sont de la partie avec trois soufflants sur l’estrade. On sait, dès les premières mesures, que cela va swinguer. En ces temps de COVID, il commence avec ironie par chanter le bisou nous dit-il. Avant de passer aux petites fleurs de Sidney Bechet et de parcourir sur plus une heure et demi son récent album « Frenchy », réussissant même à faire swinguer cette scie électro qu’est « Get Lucky ». Ils font une pause pour une dégustation de vin (qu’il ne partage pas avec le public) tout en s’amusant avec quelques instrumentaux manouches, en duo ou en trio. On n’énuméra pas la setlist mais on retiendra sa belle version de « La mer » de Trenet. Un feu d’artifice avant l’heure.

Nice Jazz Festival 1er soir

Le 12/07/21 à la scène Masséna – Nice (06).

En prélude aux concerts du jour, Robert Roux, adjoint à la culture de la ville de Nice, remet au saxophoniste, compositeur et chef d’orchestre Pierre Bertrand le trophée Ferret du Nice Jazz Festival 2021. En présence de Sébastien Vidal et Frederica Randrianome, respectivement directeur artistique et directrice de ce NJF.

Puis l’heure de la musique a sonné et quoi de mieux pour un festival de jazz que de commencer avec un trio piano-basse-batterie. Surtout si c’est celui du jeune américain Christian Sands. Un set de près d’une heure entre jazz moderne et classique. Le pianiste a la main droite tellement volubile qu’il en oublie parfois de jouer avec la gauche. A ses côtés, le bassiste Yasushi Nakamura et le batteur Clarence Penn lui tisse une toile rythmique à la texture resserrée pour lui laisser toute les possibilités pour faire voler les notes de son Steinway.

Un second trio lui succède. Celui du pianiste arménien Tigran Hamasyan. Formation proche dans la composition mais au style totalement différent. La musique de Tigran est beaucoup plus éthérée, introspective. Elle laisse peu de place aux spectateurs pour s’y infiltrer, surtout quand le pianiste chante ou siffle sur ses propres notes. Dans quelques rares moments, en pur trio, sans artifice, la magie opère et le frisson parcourt alors tout le public.

Un long entracte où l’on peut se restaurer tandis que les techniciens s’affairent à installer le prochain plateau. Amplis, batterie, claviers et, en fond de scène, un élégant drapé moiré. Pendant ce temps, les quelques places assises encore vides ont trouvé preneurs. Mais à un concert de Catherine Ringer et son band, on ne reste pas longtemps assis. En moins de deux minutes et bien avant la fin de « Les histoires d’A. » tout le monde est debout, balançant son corps de droite à gauche ou l’inverse selon les opinions politiques du spectateur. Sur la droite, les deux guitaristes, tout droit sorti d’un groupe de rock sudiste, mènent le bal. Ils changent d’instruments à chaque morceau, balançant riffs et chorus comme s’ils jouaient vraiment du rock. La vedette de la soirée, Catherine Ringer n’a rien perdu de sa vigueur, de son humour, sa voix assure toujours autant. Les musiciens sont littéralement à son service. Ils font tout pour mettre en valeur ses chansons pour certains quadragénaires. On n’aura pas longtemps à attendre avant d’entendre « Marcia Baïla ». Les autres tubes suivront tout au long de la nuit. Bien sûr, on pourra dire que ce n’est pas du jazz. Ce n’est pas du rock non plus mais après cette longue période de disette musicale, cette French Touch fait quand même du bien.

Jazz à Juan: Kenny Garrett – Winton Marsalis

Le 11/07/21 à la Pinède Gould – Antibes Juan-les-Pins (06).
Pas de photo autorisée. une vue d’ensemble photophonée

La soirée commence par un passage par la petite pinède pour le concert du Cascino Trio. Pour se prémunir des effets d’un soleil encore très chaud, certains spectateurs ont choisi de s’asseoir dans l’herbe à l’ombre des pins. Presque une heure d’un jazz chaleureux aux parfums d’Italie, d’Afrique et d’Espagne.

Puis, le temps de passer les nombreux contrôles, on rejoint le sable de la grande pinède pour le concert de Kenny Garrett. Une belle formation avec Vernell Brown (piano), Eric Wheeler (basse), Rudy Bird (percussions), Mark Whitfield Jr (batterie). Le batteur est volubile et vigoureux, habilement secondé par un percussionniste à la frappe élégante et rieuse. Quant à Kenny Garrett, il a l’alto fringant, il chantonne parfois aussi. Il puise dans les thèmes de son dernier enregistrement y ajoute quelques nouveautés. Après un passage plutôt free jazz, un morceau très Coltranien entamé à 4, il passe en trio sans piano, en duo avec le batteur puis dans un long solo où il cite le grand John et Frère Jacques. Même les cigales se régalent. En final, son tube, « Happy People ». Il fera se lever tous les spectateurs pour l’accompagner, plus ou moins à contre temps.

Mais le meilleur de la soirée reste à venir, le temps d’installer les nombreux pupitres pour le Lincoln Center Jazz Orchestra dirigé par la légende de la trompette Wynton Marsalis. Seize musiciens, dans d’impeccables costumes gris avec cravates à rayures prennent place. Les instruments rutilants renvoient l’éclats des spots. Ils commencent par revisiter « Freedom Suite » de Sonny Rollins. Ecrit pour un trio et réarrangé par le saxophoniste Victor Goines.

Puis grand moment, pendant presque une heure, ils jouent leur adaptation pour big band du mythique « Love Supreme » de John Coltrane. Doublement mythique puisque c’est sur cette même scène que John Coltrane a joué pour la première (et dernière fois) son chef d’œuvre en intégral et en public en 1965.

Il y a des concerts qui reste gravé dans nos mémoires, celui-là le sera et pour longtemps

Huby, Chevillon, Rabbia

Régis Huby, Bruno Chevillon,
Michele Rabbia: CODEX III

(Abalone/ L’Autre Distribution)

Régis Huby : violon, violon ténor, électroniques
Bruno Chevillon : contrebasse, électroniques
Michele Rabbia : batterie, percussions, effets

Après un excellent album live, Réminiscence, (CamJazz 2018), le trio composé de Régis Huby, Bruno Chevillon, Michele Rabbia se reforme pour une nouvelle séance d’improvisation, en studio cette fois-ci. Violoniste et contrebassiste sont entourés de pédales d’effets, de boites électroniques. Michele Rabbia derrière sa batterie et ses racks d’engins à boutons, use lui aussi parfois d’un archet. L’un des trois lance un motif, un début de phrase et …c’est parti. A l’écoute, chacun répond, complète ou ornemente. Lentement, l’harmonie (fut-elle parfois dissonante) se crée et la musique triomphe.
On peut même tenter (sur un système performant ou au casque) de se mettre à la place de chaque musicien, tour à tour, et découvrir le disque du point de vue de celui-ci. Comment il reçoit et répond aux stimuli sonores de ses comparses.
De la peinture sonore où chaque instrumentiste use de sa palette personnelle.

Les oreilles n’ont pas besoin d’être aguerries, elles doivent seulement être attentives, un peu comme les trois musiciens entre eux. Et là, c’est la porte ouverte vers d’immenses plaisirs/satisfactions.

Peillon Jazz Festival, le lundi

Le 05/07/21 place Arnulf – Peillon (06)

Pour cette dernière soirée de la première édition du Peillon Jazz festival, la chanteuse Nina Papa nous emmène dans un voyage de près de deux heures, au Brésil et en première classe! Il faut dire qu’elle a un bel équipage! Au piano, Béatrice Alunni qui compose aussi une grande partie des thèmes du répertoire. A la batterie (et aux percussions) Cédric Ledonne, il jouera même une fort belle intro à la guitare. A la contrebasse, le jeune (19 ans) Clément Douziech, il a une formidable technique et ce sens du rythme latino qui fait merveille dans ce groupe. Le quartet a un invité spécial, le saxophoniste Baptiste Herbin. L’un des tous meilleurs altistes du jazz français. Il nous fera la surprise de jouer aussi, et fort brillamment, de la flûte. On entendra les chansons d’un futur album avec quelques temps forts, « Trois pas de côté », une chanson en hommage au regretté Marc Peillon puis « Lilou » une mélodie composée par Marc. Beaucoup d’émotions mais la gaieté revient vite dans la musique brésilienne et le chant énergique, coloré de Nina Papa et les chorus redoutables de Baptiste Herbin font s’envoler les quelques brumes de tristesse qui nous entouraient.

Un long entracte, changement de plateau, accordage du piano et de la contrebasse, quelques balances techniques. Une visite à l’exposition des photos de Ripo (Jean- François Ferrandez) et un petit peu de l’excellente socca en direct du four communal.

C’est un maire heureux qui présente le trio qui prend place sur la scène.
Celui du pianiste Laurent Coulondre. A ses côtés, le bassiste Jérémy Bruyère et le parrain du festival, André Ceccarelli. Ils vont jouer la majorité des titres de leur récent album, « Michel On My Mind« . Des compositions de Michel Petrucciani pour la plupart et deux thèmes écrit par le Coulondre en hommage et dans l’esprit du grand Michel. Quelques mélodies sont familières aux amateurs de jazz, « Memories of Paris », « Colors », d’autres moins « Little Peace in C ». Le pianiste est volubile, entre les morceaux où il nous régale d’anecdotes ou les mains sur son clavier. Il rivalise de virtuosité avec Jérémy Bruyère qui tient plus le rôle de soliste que de rythmicien que cela soit à la contrebasse ou à la basse électrique 6 cordes. Le temps passe vite, c’est l’heure du dernier morceau de la soirée, « Brazilian Like », introduit par un long solo de batterie d’André Ceccarelli.
Mais nous avons droit à un rappel, avec en prime, le retour sur scène de Baptiste Herbin. Un standard, peut-être Take The A-Train, pris à grande vitesse ou chacun des musiciens s’en donne à cœur-joie. Chorus fulgurants, les cymbales cinglées, basse qui vrombit et un pianiste qui semble ne pas vouloir s’arrêter.

Alors que les lumières se rallument, le maire et le directeur artistique annonce la tenue de la deuxième édition du Festival en 2022.

Peillon avait son village médiéval et son Huile d’olive AOP, il a désormais Son Festival de Jazz

Peillon Jazz Festival, le samedi

Le 03/07/21 Place Arnulf à Peillon (06)

On rejoint le village de Peillon tout en haut d’un piton rocheux, par une petite route en lacet de 2400m. Une noria de minibus monte les spectateurs jusqu’à la place où est installé la scène. Là, des bénévoles nous guident vers nos places, au pied du village dans un décor paisible d’arbres et de vieilles pierres.

Sans presque de retard, le quintet de Pierre Bertrand prend place. Il va nous décliner ses Colors, du jaune (ensoleillé) au rouge (sang) en passant par le bleu et le vert. Entre chaque morceau, Pierre Bertrand nous explique sa vision jazzy de la teinte qu’ils vont évoquer, nous donnant même la métrique du thème, (2,3 ou 5 temps). Ils jouent un jazz très écrit, à la fois sophistiqué et facile d’accès. Le piano lumineux de Pierre-Alain Goualch, la trompette ‘hubbardienne  de Anders Bergcrantz. La rythmique discrète et terriblement efficace de Christophe Walemme (contrebasse) et de Matthieu Chazarenc (batterie). Le leader décline la mélodie à la flute, au sax soprano ou ténor avant de se lancer dans quelques belles impros relayées par l’un de ses musiciens. Les duos à l’unisson trompette-ténor frise le sublime. En tout fin, Paloma Pradal, invitée surprise, vient ajouter sa voix, chaleureuse et flamenca pour une chanson toute en sensiblité.

L’entracte nous permet de nous restaurer mais aussi de découvrir ce village, ses ruelles, ses pierres et même son four à pain communal et centenaire, remis en chauffe pour cuire une excellente Socca maison tout au long du festival.

Puis l’on retrouve le chanteur Hugh Coltman, un habitué des scènes azuréennes, venu dans ce village médiéval avec un nouveau quartet. Deux fidèles musiciens l’accompagnent, Raphael Chassin, le batteur de tous ses projets et le guitariste Thomas Naïm. Fabien Marcoz complète le groupe à la contrebasse. Hugh Coltman puise ses chansons dans le répertoire de ses deux derniers albums. Il chantera donc quelques titres écrits par Nat King Cole dont une magnifique interprétation de « Mona Lisa » en duo avec Fabien Marcoz. Mais aussi quelques-unes de ses propres compositions dédiées à son père, son fils ou le très enjoué « Civvy Street » qui évoque La Nouvelle Orléans. Pour ne rien gâcher, il fera une version très sobre de « River » de Joni Mitchell et surtout, avec Thomas Naïm qui les a arrangées, deux covers d’Hendrix, « Castles Made of Sand » et le sublime « If 6 was 9 ».  La formule à quatre, donne beaucoup d’intensité, de profondeur et de sobriété à des thèmes que l’on avait connus plus explosifs. 

On passe de l’intime à l’émotion en cette belle nuit d’été.

Jazz à Juan – Kenny Barron & Avishai Cohen

Il a fallu patienter un an, mais il a bien lieu ce 60e Jazz à Juan.
Un petit peu de tristesse pour commencer, le public rend hommage par des applaudissements à Jean-René Palacio, le directeur artistique, récemment décédé. Certains d’entre nous y associent par la pensée Daniel Chauvet qui ne sera pas non plus à ce « Juan ». Mais la musique reprend vite sa place avec l’arrivée sur scène du All Stars quartet de Kenny Barron. Steve Nelson au vibraphone, tout devant, duotte avec son leader. Un peu en arrière, Peter Washington à la contrebasse et Jonathan Blake à la batterie font plus qu’assurer la rythmique. Quelle puissance, quel swing ! Barron nous rappelle que la dernière fois qu’il est monté sur cette scène c’était avec Stan Getz en…1990!
Le groupe enchaînera les standards période bop, en commençant par « How Deep Is The Ocean » pour passer à du Monk ou du Dizzie Gillespie et finir par un « Softly As A Morning » façon Sonny Rolllins. Avec quelques malices dans la voix Kenny Barron nous dit « quand on est pianiste classique on doit savoir jouer « Moonlight Sonata » et quand on joue du jazz, c’est « Body & Soul » que l’on doit connaitre« . Et sur ce, il nous en donne sa vision personnelle.

Changement de total de style pour la seconde partie. Le nouveau trio d’Avishai Cohen. Le contrebassiste est accompagné par le pianiste azéri Elchin Shirinov et la batteuse israélienne Roni Kaspi, encore étudiante de la prestigieuse Berklee College of Music. Dès les premières mesures le ravissement est total. Quelle musicalité, quelles émotions. Là, pas de standards, que des nouvelles compositions pour la plupart inédites en disque. Avishai Cohen est très peu disert, sobre, pas de chant ou de basse électrique. Il se concentre sur sa contrebasse, son jeu à la fois technique et habité. Les thèmes sont toujours à l’orée du jazz et de la musique orientale avec quelques impressions de « classique » surtout dues au jeu très expressif, parfois même romantique du pianiste. (Un futur grand, à n’en point douter. Mais la vraie découverte la soirée, c’est Roni Kaspi. Très à l’aise, malgré son jeu âge, sur cette scène mythique. Une grande sensibilité, pas d’esbroufe mais une remarquable présence que son leader semble apprécier autant que nous.

Pas de doute: Le jazz a bel et bien fait son retour dans la Pinède Gould!

Simon Denizard

Simon Denizart: Nomad

(Laborie Jazz)

Pour son quatrième album, le pianiste français, installé au Canada, Simon Denizart s’essaye au duo, avec le batteur et percussionniste Elli Miller Maboungou. Un répertoire très jazz mais inspiré de musique classique et contemporaine. La mélodie, parfois des boucles à la Philip Glass, sort du piano ornementé par des percussions, toujours discrètes. Le pianiste s’aventure de temps à autres directement sur les cordes de son instrument alors que le batteur frappe ses cymbales des poings, des baguettes ou les caresse du bout des doigts. Pas de percussion à peaux mais une calebasse africaine pour faire vibrer ces notes qui semblent s’élever vers un ciel pas toujours d’azur. La rencontre entre énergie et spiritualité.
Plus qu’un duo, une conversation fraternelle entre les 2 musiciens, en huit tableaux.

Cabane Perchée

Csaba Palotaï/Steve Argüelles:
Cabane Perchée

(Label BMC)

Cette cabane perchée est issue de la rencontre entre le guitariste hongrois Csaba Palotaï et le guitariste-percussionniste anglais Steve Argüelles (entendu récemment avec Omar Sosa) autour des pièces musicales miniatures « Mikrokosmos » écrites par Bela Bartok pour le piano. Mais ces quinze compositions ne sont pas que de simples transcriptions car elles sont aussi inspirées par l’univers déjanté et urbain du musicien américain Moondog et deviennent ainsi une œuvre originale. Une guitare acoustique d’un côté, une guitare préparée et toute sortes d’objets de l’autre. Assemblage ingénieux entre musique minimaliste, jazz contemporain et thème folklorique. Harmonies et percussions. Mélodies et rythmes. Dialogues des six cordes avec les deux baguettes même si les deux baguettes sont parfois sur une autre six-cordes. Grimpons dans cette cabane aussi enchantée que groovy

Du blues, du jazz et du roman noir… Et du bon vieux Rock