Archives du mot-clé blues

Eric LaValette Band

Eric LaValette Band

Deadline

Troisième album du bluesman toulousain Éric LaValette, il avait convaincu  dès son premier opus « No Land’s Man » en 2007, il confirme avec celui-ci, plus mature, plus abouti. Éric ne se contente pas de se prélasser dans un blues rock bien carré qui lui sied pourtant fort bien, il explore plusieurs facettes de sa musique de prédilection dans les onze compos de l’album. Du rythm and blues (avec trompette et sax), au blues acoustique au dobro, la ballade folk, le shuffle, on aura même le petit côté Hendrix de « I Just Can’t Say » et bien sûr le rockin’ blues, un peu gras. Les chorus sont bien sentis et évitent les longs discours stériles. On aura un petit faible pour les morceaux où LaValette joue du slide. Mention spéciale à Greg Lamazères qui diapre chacun des blues avec les sonorités chaudes de ses harmonicas.

ELB rejoint avec Deadline dans mon top 3 des groupes de blues frenchies avec Alexx & The Mooonshiners et  Manu Lanvin et son Devil Blues.

Dispo sur www.ericlavalette.com

10e Buis Blues Festival

Buis Blues Festival
Thouron, Le Buis, 20 & 22 aout 2015

La réputation du Buis Blues Festival a largement dépassé les frontières du Limousin. Bonne occasion que ce dixième anniversaire pour le sudsite le découvrir, yeux et oreilles grands ouverts.

Un nouveau lieu était inauguré pour cette édition, le jardin du château de Thouron, belle bâtisse du XVIIIe.thouron Et c’est à Jack Bon que revenait l’honneur de gratter les premiers accords sur sa Strato à un seul micro. Jack Bon fut longtemps, il y a un bon moment, le guitariste et chanteur du groupe Ganafoul, les lyonnais qui en pleine période punk, s’obstinaient avec bonheur à jouer du blues, du rock, du boogie. Et c’est toujours la musique magique que joue le Jack Bon Slim Combo ( Laurent Falso à la batterie et Chris Michel à la Jazz Bass). jack bon slim comboUn feeling intact, des chorus aux petits oignons tant à la strat, qu’au slide, une voix granuleuse comme il faut, des compos impeccables pour le plus grand plaisir des spectateurs (plus de 700) assis, debout, ou dansant en rythme sur la pelouse.

Il était suivi par le trio de Rob Tognoni, tognonile plus célèbre des bluesmen de Tasmanie. Charmeur, hâbleur mais surtout guitariste virtuose, il a enflammé le parc. Chorus à la wha wha, une stratocaster aussi, eh, on joue du blues, n’est-ce pas!
boeufPour finir, Jack est remonté sur scène pour un bœuf qui nous a menés fort tard dans la nuit.


Le samedi, direction la petite place de Le Buis (87), les festivités commencent dès 19h avec Ronan OneManBand,ronan one man band Ronan, le breton, tout seul avec ses guitares, une caisse claire et une grosse caisse. Une voix grave qui n’est pas s’en évoquer Calvin Russel (il finira son trop court set par une reprise très émouvante de « Soldier » du même Calvin). Superbe technique à la slide, sur ses guitares-box et même à l’acoustique. Ses propres thèmes et des bons vieux blues tel le Catfish blues. Excellente découverte.

Ronan tout seul puis The Honeymen,honeymen2 un duo guitare-harmonica, du blues roots qui sait parfois montrer les crocs.

Deux, trois, le trio de Jérôme Pietri,pietri blues rock bien nerveux et énervé (contre les traders entre autres!).

J’attendais de les voir depuis un moment, les Shaggy Dogs et leur Fiesta Blues’n’Roll (appellation contrôlée). shaggy dogs [1280x768]Dans l’esprit du Dr Feelgood, une petite heure de rock et de fun. Impeccables tenues rouges et noires. Jaker assure des riffs nickel soutenu par Toma, toma shaggyle plus élégant des bassistes depuis Entwistle. Quant à la voix et l’harmonica, c’est bien sûr Red, alias Pascal Redondo qui distille ses textes bien loin d’être futiles.

Le final, en apothéose, fut pour le danois Thorbjorn Risager & The Black Tornado.risager NV [1280x768]

Trompette et sax pour les cuivres, un clavier, un bassiste au groove remarquable, il pulse, porte carrément ses acolytes pour qu’il donne leur meilleur. Pas de blues rock sans guitariste. Deux pour les Tornados, Peter Skjerning, le soliste, remarquable avec ou sans bottleneck et Thorbjorn, costume de blues brothers, guitare rouge, une voix avec du grain.
Les deux cuivres s’en donne à cœur joie et même à chœur joie, n’hésitant pas à assurer quelques pas de danse avec de jolis moulinets (digne de nos ex claudettes- pardon!)

Immense générosité de tout le groupe qui semblait ne pas vouloir quitter la scène. Quand le blues vient du Nord, il amène une irrésistible chaleur.

Bravo aux organisateurs et aux infatigables bénévoles (la pompe à bière n’a pas chômé, n’est ce pas Laurent ! )

We’ll be back

The Lilix & Didi Rock Band

The Lilix & Didi Rock Band

« Autre chose à faire le soir. »

lilix & Didi Rock Band

On pense du haut de notre grand âge que tous les jeunes n’écoutent que de la musique pour décervelés, prémâchée façon McDo! Lilix et Didi nous prouve le contraire avec leur power trio. Elles ont toutes les deux 12 ans, elles jouent alternativement la batterie et la basse et elles chantent en français. Elles composent même trois des dix titres dont « Jouer devant vous » aux paroles assez touchantes. Les autres sont des reprises allant de Souchon à Pink Floyd en passant par Beethoven (ouin oui Ludwig Van, lui-même! ) et un « Life By The drop » popularisé par le génial Steve Ray Vaughan. Elles sont accompagnés par un « grand », le guitariste Lionel Ris, celui des Mooonshiners. La pochette est de Margerin, mazette ce n’est pas rien çà! Didier Wampas, himself, vient faire un titre avec le trio, c’est dire le sérieux du projet.

Bravo les filles! Vous confirmez avec cette petite galette plus que sympathique l’adage de Neil Young: « Rock’n’roll Will Never Die« .
visitez le site www.pedagosic.fr pour vous persuader du talent prometteur de Lilix et Didi.
Un bravo aussi à Lionel, le prof-guitariste.

Beth Hart & Joe Bonamassa

Live in Amsterdam

J.R. Adventures

 

beth-hart-joe-bonamassa-live-in-amsterdamSéparément Beth et Joe sont capables du meilleur comme du pire mais ensemble la magie opère surtout en live. Leur revue rythm and blues à tout pour plaire, une section cuivre, trompette, trombone, saxo pour le groove. Guitare, Basse, Batterie, claviers pour le rock. Beth chante tous les titres parfois au piano, Joe fait les parties guitares, solo, extravagante, bluesy ou hardeuse. Deux fois douze titres, essentiellement des reprises des maitres du genre, Steve Cropper, Al Kooper, Glenn/Fusion, Freddie King, Tina Turner… Etrangement du Melody Gardot pas ennuyeux. Mais les must sont « Chocolate Jesus » de Tom Waits, Beth au piano bastringue et voix et surtout le fameux « Strange Fruit » popularisé par Billie Holiday où toute l’émotion de cette chanson est véhiculée par le magnifique chorus de Bonamassa.

ET on l’avoir en DVD.

 

 

Blues Night au théâtre de verdure

OC Brothers-Dr Feegood,-Popa Chubby

Au New Blues Festival

Théâtre de verdure Nice, le 2 aout 2012

OC Brothers ouvrent le bal. Bien connu des amateurs azuréens de cette musique de l’âme, les frères Cosoleto chauffent le théâtre avec brio. Ils pourraient, par moment, être de Chicago ou de quelques villes du sud des US tant leur musique est imprégnée de celles de leurs maitres américains.

Steve Walwyn of Dr Feelgood
Steve Walwyn of Dr Feelgood

20h, c’est l’heure de Dr Feelgood. Et dès leur premier titre « Hoochie Choochie Man » on se sent bien (Feelgood ah, ah!). Trois vieux anglais à l’air sage et un chanteur roux et bondissant. Mais très vite la cravate du guitariste est remisée sur l’ampli pour mieux laisser s’exprimer la telecaster. Les tubes s’enchainent avec ferveur, « Roxette », « She Does It Right » (« Elle fait ça bien »!), « Milk and Alcohol », « Down at The Doctor ». La basse et la batterie pulsent exactement comme il faut pour maintenir la tension. Steve Walwyn enfile son bottleneck, change de guitare et se lance dans ce qui sera le zénith du set, un long blues instrumental où il fait preuve d’un feelling et d’une virtuosité bluffants.
Et même s’ils n’ont pas le charisme et la frénésie du groupe de Lee Brilleaux et Wilco Johnson, ils méritent quand même leur nom de Dr Feelgood!

Pus vient à22h Popa Chubby

Popa Chubby live in Nice

dans son gilet noir 6XL. Il rentre sur scène brandissant une bouteille de Merlot, qu’il abandonnera très vite au pied de la batterie pour épauler sa Stratocaster. Il entame par un « Hey Joe » survolté qui mettra dans l’ambiance dès la première mesure. Le blues de Chubby est un peu comme sa ville New York incomparable. Un cocktail blues, rock et hard digne du meilleur barman de la grosse pomme! Des reprise, des compos persos (dont un nouvel instrumental inédit). Il s’assoit sur un tabouret et sa guitare susurre les notes du film « the Godfather » avant d’exploser dans un chorus vertigineux. Peu après toujours assis, il transmute « Over The Rainbow ». Mais le top sera, à quelques minutes de la fin, sa somptueuse version de « Halleluyah », un tel concentré d’émotions donnerait l’envie à son créateur Leonard Cohen de se faire moine ou même à Jeff Buckley de plonger (avec ou sans rangers) dans les eaux du Mississippi.

Un nouveau festival musical consacré au blues à Nice avec une telle affiche pour le premier soir, que du bonheur!