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Youn Sun Nah à St Paul

La soirée commence déjà par l’arrivée dans ce lieu superbe qu’est la place de la Courtine à St Paul de Vence. Les remparts du village, les gradins qui offrent une vue magnifique sur les collines au soleil couchant. On est accompagné par les cigales qui cymbalisent en chœur en attendant le spectacle. Le trio prend place sur la petite scène. Youn Sun Nah est entourée par Tomek Miernowski, aux guitares et claviers et Rémi Vignolo pour la rythmique, basse, contrebasse et batterie. La setlist du concert est inspiré du dernier enregistrement de la chanteuse coréenne « Immersion ». Un répertoire intimiste qui cadre bien avec le lieu et le calme de cette place. Le troisième titre « Asturias » d’Albeniz est l’occasion d’un magnifique duo entre Youn Sun Nah et et Tomek. Solo guitare, parties vocales scattées, chantées se mêlent, s’entremêlent, se répondent, s’apostrophent. C’est la contrebasse qui par un long chorus prend le relais pour un thème du voyage. Ils ne sont que trois mais il y a au moins six formations différents si l’on compte les instruments que chacun des deux sidemen utilisent. Guitare acoustique, contrebasse, voix. Piano, batterie, voix. Guitare électrique, voix. Basse électrique, claviers, voix. Et tous, avec des arrangements d’une précision inouïe, même s’ils s’autorisent quelques parties improvisées. Du grand art. Et que dire de la performance vocale de Youn Sun Nah ? Elle peut susurrer de façon quasi imperceptible, imiter le cri des mouettes puis monter de 15db pour crier et, dans l’instant qui suit, reprendre sa voix plaintive. La partie finale du concert est somptueuse. « Hallelujah » de Leonard Cohen en duo avec Miernowsky, à la telecaster, enchaîné avec une très poignante version de « Sans toi » de Michel Legrand/Agnés Varda pour finir par un dynamique « God’s Gonna Cut You Down » de Johnny Cash. Les deux rappels sont tout aussi vibrants. Le mélancolique « It’s a Pity » de George Harrison et un de ses vieux titres très enjoué qu’elle chante souvent, « Pancake » (ice-cream, French fries, hamburger, Milk shake,,…) qui nous permet de redescendre dans la vallée, sourire aux lèvres !

Cette année encore, le jazz est très à l’aise dans ce festival de musique de chambre.

Un grand merci à Frédéric Pasquini pour ses si belles photos.

Le 24/07/19 place de la Courtine –St Paul de Vence (06)

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Fred Nardin JL Ponty au NJF

Une programmation revival en ce 19 juillet côté mer. Du swing, du bop et du jazz rock.
Commençons par le swing avec le pianiste Fred Nardin. Il était l’été dernier sur cette même scène avec The Amazing Keystone Big Band. On le retrouve ce soir en trio avec le légendaire batteur Leon Parker et le jeune contrebassiste Or Bareket. Pour bien nous mettre dans le bain, ils commencent par Green Chimneysde Thelonious Monk qu’il enchaîne avec une compo de Nardin extraite de son premier album. Du jazz de facture très classique où le swing domine. Les belles harmonies du pianiste mise en valeur par ses deux acolytes. Parker a beau avoir, comme à son habitude, un drumkit minimaliste (même pas de charleston !) son accompagnement est d’une efficacité redoutable. On quitte à regret le théâtre de Verdure pour aller découvrir l’expo organisée par la Ville de Nice où 33 artistes plasticiens revisitent à leur manière l’affiche du festival.

Gilbert Pedinielli

De belles œuvres à découvrir au Palais Lascaris tout l’été. Retour à la musique,  (sans photo )  au jazz old school avec Ralph Peterson And The Messenger Legacy. Le batteur Ralph Peterson défend avec son groupe la musique et l’esprit d’Art Blakey et ses Jazz Messengers. Des professionnels ayant une totale maîtrise de leurs instruments et de leur répertoire, une musique plaisante à écouter, une précision incroyable, des solistes hors pair mais pas vraiment de charisme. La ballade interprétée par le sax ténor Bill Pierce fait exception. On fera un bout de chemin vers la fin du set avec l’inévitable Caravan…
Mais le meilleur de la soirée reste à venir, le retour de Jean-Luc Ponty.
A ses côtés, le guitariste Jean-Marie Ecay, le guitar-hero du jazz rock (et bien plus). On l’a entendu avec Lockwood, le voici avec Ponty. Back to the future dans les années 70, Ponty nous ramène dans sa période chez le label Atlantic. Nous avons le droit à une grande partie de Enigmatic Ocean, la suite éponyme et The Struggle of the Turtle to the Sea, et même Mirage, un peu plus tard. Un très beau moment, le duo In The Kingdom Of Peace avec le claviériste William Lecomte. Si chacun de ses morceaux garde un petit fond d’influence celtique, la Gigue qu’il nous joue plus tard, pourrait s’écouter sur une banquette d’un bar de Belfast ou Galway. Certains tenants de la tradition jazz prétendent que le jazz rock ne groove pas du tout, ils changent d’avis à l’écoute de ce set et du bassiste camerounais Guy Nsangué Akwa.
Mais comme la nuit ne se couche pas sur le NJF (ou alors vraiment tard!), nous auront la belle surprise d’entendre la directrice du festival, Frederica Randrianome Karsenty qui, sur la scène des After au Radisson Blue, nous interprète I’m Beginning To See The Light accompagnée de Tahina Razafindratsiva au trombone, Romain Dravet  à la batterie, Thomas Cordogli à la basse et Charles Battistella aux claviers.
Du swing au cœur de la nuit…

 

Le 19/07/19 au Théâtre de Verdure – Nice (06)

NJF jour 3

Le début de soirée de cette troisième journée du NJF 2019 fait la place belle à la nouvelle scène jazz anglaise avec deux de ses représentants.
Côté mer, le groupe Kokoroko. Sur le devant, les trois souffleuses, Sheila Maurice Grey (trompette), Cassie Kinoshi (saxo), Richie Seivwright (trombone) pour la partie mélodique, ensemble ou à tour de rôle. Derrière, Yohan Kebede (Rhodes), Onome Ighamre (percussions), Mutale Chashi basse, Ayo Salawu (batterie) assurent une rythmique puissante, parfois tribale. Mais la force du groupe c’est leur collectif, leur envie de faire bouger les gens. Et d’ailleurs en quelques minutes l’espace entre les chaises et la scène est envahi de danseurs pour le plus grand plaisir de la trompettiste. Leur jazz est empreint d’Afrique, de musique urbaine. On les laisse avec regret pour aller découvrir, côté ville, Ezra Collective, les londoniens qui ont le vent en poupe. Leur show est plus puissant, plus carré, plus énergique et techniquement plus au point que leurs camarades de Kokoroko. Le public de Masséna ne s’y trompe pas, et se presse déjà contre les barrières (peut-être aussi en prévision du set des Black Eyed Peas prévu dans 3 heures!) On profite un bon moment de ce groove impétueux avant de retourner écouter la pianiste et chanteuse Sarah McKenzie. L’australienne est accompagnée de quelques musiciens français de haute volée dont Hugo Lippi (guitare), Pierre Boussaguet (Contrebasse) et trois cuivres, Plume (Sax alto), Julien Alour (Trompette) Gabor Bolla (ténor). Ils jouent un jazz vocal qui swingue exactement comme il faut. Chaque intervention des solistes est un petit plaisir instantané. Miss McKenzie, quel beau sourire, a une très belle voix qu’elle sait poser exactement où il faut sur ses accords de piano. Son tube « Paris in The Rain » le confirme! De quoi enchanter le public fervent du théâtre de verdure. Pour suivre, on reste dans le traditionnel mais version cubaine avec Orquestra Akokán. Ils sont une douzaine sur les planches au moins sept cuivres pour la pulsation, deux percussionnistes pour que cela balance mais surtout, tout devant, tout de blanc vêtu, José « Pépito » Gómez, chanteur, bateleur, Monsieur Loyal. Impossible de ne pas se remuer au moins un pied, sinon tout le reste, en entendant cette musique vivante, joyeuse, chaleureuse. Pas l’idéal pour aller se coucher après mais les after sont nombreux dans la ville et les Black Eyed Peas n’ont pas fini leur show…

Le 18/07/19 au Théâtre de Verdure & scène Massena– Nice (06)

NJF 17 juillet

19h30, plein soleil (comme disait Delon), au Théâtre de Verdure de Nice, la jeune chanteuse américaine Judi Jackson, toute de blanc vêtue, traverse la scène de sa démarche féline pour se poser devant le micro et devant les nombreux photographes qui admirent sa silhouette élancée. Pas de pause pour la musique par contre, le trio qui l’accompagne attaque immédiatement. Elle enchaîne les compositions de son album dédié à Nina Simone mais nous offre aussi une reprise Sade. Sa voix est puissante, plus que son physique (dont elle joue à merveille) ne ne laisse supposer. On comprend que Wynton Marsalis l’ai pris son aile ou que TSF la parraine. A un moment, Judi renvoie son pianiste Jamie Safir backstage et prend sa place devant le Steinway pour nous interpréter With You, une émouvante ballade écrite 10 ans auparavant (elle n’avait que 16ans). Vers la fin du set le batteur Will Cleasby nous délecte d’un solo de batterie mémorable. Le temps passe vite, fausse sortie et en rappel, House Of The Rising Sun, très enlevé et expurgé de toute sonorité folk. Une belle découverte, une dame que l’on reverra surement d’ici peu.
Le temps d’un rapide changement de plateau, c’est le trio de Christian Sands qui prend place. Le public est envoûté dès mes premières mesures par le touché exceptionnel du jeune pianiste. Un phrasé qui rappelle celui d’Ahmad Jamal à certains, celui de Bill Evans à d’autres. C’est un élève de Christian McBride qui était sur cette même scène la veille. Il attaque avec Rebel Music, extrait de son album « Facing Dragons » de 2018. Beaucoup de sensibilité dans son jeu, complicité évidente avec ses deux musiciens. Il fera quelques variations autour du thème Blue Monk avant de se lancer dans une composition d’inspiration brésilienne.

clarence Penn

Nous aurions bien aimé entendre sa version de Yesterday mais il enchaîne sur une intro, façon negro spiritual, qui va devenir après quelques mesures un magnifique Body and Soul. Le seul regret l’heure de la fin du set est déjà là! Mais la programmation du Nice Jazz nous a réservé une autre surprise, une autre découverte, Makaya McCraven qui ne tardera pas à prendre place derrière sa batterie. Un lineup qui comprend un instrument somme toute assez rare en jazz, une harpe (celle de Brandee Youger). En invité le trompettiste Marquis Hill que ‘on a vu à Nice en novembre avec son groupe. Makaya McCraven (né à Paris mais installé à Chicago) en est un batteur énergique, il installe un groove dès les premières notes. Si la guitare de Matt Gold est un peu mixée en arrière, on entend par contre parfaitement les cordes de la harpe vibrer, même derrière les souffles puissants du saxophoniste (Irvin Pierce) et de Marquis Hill (qui s’amuse parfois avec de petits percussions à mains). Fini la relative intimité du piano trio, là le groupe recherche manifestement le beat. Et il le trouve, entraînant le public avec lui. Ça pulse, la basse gronde, le pianiste n’est pas en reste. Du jazz comme on l’aime aussi, du jazz qui pousse les décibels, du jazz qui ose les vagabondages hiphop ou africains. Du jazz qui prouve qu’il est loin d’être mort.

Magma & King Crimson à la pinède

Après le blues, Jazz à Juan propose une soirée exceptionnelle consacrée au Rock (Jazz?) Progressif avec deux groupes cinquantenaires. Les français Magma et les anglais King Crimson.
Première légende à entrer en scène, le Magma de Christian Vander. Huit musiciens. Il n’est pas aisé de raconter un concert de Magma, dire que Christian Vander est habité par sa musique est un faible mot car en fait tout le groupe l’est. Il suffit de voir Benoît Alziary se démener sur son vibraphone ou de regarder le regard du batteur aller constamment de l’un à l’autre. Au programme du jour, deux titres seulement parmi les plus emblématiques du groupe. Köhntarkösz et son intro volcanique, batterie démoniaque, juste avant l’arrivée des voix. Puissance sonore, attaque impeccable, précision du placement de chacun (et chacune). Stella Vander et Hervé Aknin se complètent parfaitement. Le bassiste Philippe Bussonnet maintient le riff de basse sans dévier d’une once. Pour le plus grand plaisir des fans (et des autres, n’en doutons pas) Magma enchaîne après les applaudissements avec Mekanik destruktiv commando. Trois choristes rejoignent le groupe, les amateurs de jazz azuréens reconnaissent Sandrine Destafanis parmi elles. Le cadre est toujours aussi merveilleux, le coucher du soleil éclaire la scène par derrière. Le jeune guitariste Rudy Blas s’autorise quelques chorus de grande classe, plus tard, il double sur ses six cordes le chant de Stella. Vander frappe toujours puissamment mais avec mon de rage que dans le passé, semble-t-il. Leur musique devient hallucinatoire mais reste chaleureuse. En final Christian Vander chante debout entre ses fûts simplement accompagné du Rhodes et de la guitare. Après un dernier salut, ils quittent la scène. Vander revient sur ses pas et dédie le concert (et tous les autres) à John Coltrane.
Après Magma, il fallait bien trois batteurs pour faire le poids. Cela tombe bien King Crimson aligne justement trois batteries sur le devant de la scène. Les autres, les guitares, Robert FrippJakko Jakszyk, les basses de Tony Levin, les saxs et flûte de Mel Collins sont en retrait sur une estrade. Pas de photos autorisée, même les smartphones doivent être dans les poches. Sur les écrans géants images en plan fixe. Après Magma, on a du mal à s’enthousiasmer totalement, malgré la performance technique des batteurs. Malgré la qualité et la complexité des arrangements. Malgré l’impeccable mise en place. Malgré les chorus de saxophones. Malgré une setlist en forme de best of qui fait la part belle à l’album « In The Court of The Crimson King« , paru en 1969…Les ingénieurs du son du groupe ont poussé le volume vers le haut. Les chorus de guitare sonnent heavy metal. Mais les mélodies ne sont pas noyées dans une bouillie sonore. Un show très bien réglé, parfaitement interprété sans la moindre anicroche mais hélas sans la moindre fantaisie.
Minuit pile, fin du set avec un Starless somme tout envoûtant. Puis en rappel, l’inévitable et toujours magique, 21st Century Schizoid Man qui permet à chacun des musiciens d se distinguer une dernière fois.

ils nous photographient, on les photographient


Il ne nous reste plus qu’à descendre les hautes marches des gradins et rejoindre la nuit…

Le 16/07/19 à la Pinède Gould – Juan les Pins (06)

Jazz à Juan : Blues Night

Jazz à Juan passe au blues en ce 15 juillet. Le soleil refait son apparition peu avant l’entrée en scène de Manu Lanvin et son Devil Blues sur l’estrade de la Petite Pinède. Jammin Summer Session. Comme à son habitude, Manu se donne à fond dès les premières mesures. En bandoulière, une très flashy guitare bleue (normal pour jouer du blues me direz-vous!) un riff, un deux accords c’est parti. Le blues-rock c’est son crédo. SpoonfullHighway To Hell la machine est lancée, la basse vrombit, Jimmi Montout cinglent ses cymbales. Le public tape des mains, des pieds sur les gradins. Il parle de ses voyages, évoque Jimi Hendrix, la figure tutélaire, avec un Red House tout en émotion puis rend hommage à John Lee Hooker. A peine le temps de tomber la veste (il fait chaud et il s’agite beaucoup) le rythme reprend le dessus, une petite chanson en français puis une autre et il est temps de rejoindre la grande pinède pour cette nouvelle soirée qui va rester bien blues.
Delgrès est un trio mené par le guitariste Pascal Danaë, le batteur Baptiste Brondy et Rafgee avec son soubassophone branché sur un immense ampli Mark Bass. Pendant près d’une trop courte heure, ils vont nous jouer leur métissage de blues créole. De la Guadeloupe à la Nouvelle Orléans. Il chante en français, en anglais mais surtout en créole, leurs propres compositions extraites de l’album Mo Jodi, une lettre au président ou une chanson rebelle où il est question de combattre pour survivre mais aussi une chanson d’amour déçu (ou pas), Sere mwen pli fo. En final, une grandiose reprise, en créole, de Whole Lotta Love. Le bottleneck chahute les cordes, le soubassophone est survolté, on a même le droit au chorus de Page au coucher du soleil. Un nom à retenir.
Le prochain à monter sur scène, on connaît déjà bien son nom et même celui de son groupe. Ben Harper & The Innocent Criminals. Plus de vingt ans que le quartet promène son blues dans le monde entier. Une setlist assez classique qui mélange des titres anciens et des plus récents. Tous les fans (et il y en a beaucoup dans la pinède) sont contents. Le répertoire est en fait assez varié, ils ne jouent pas que du blues. On entend quelques titres qui sonnent plutôt country-rock façon Neil Young ou même un titre carrément country qui semble réjouir le bassiste. Mais c’est, bel et bien, quand Ben Harper pose sa lap steel sur les genoux qu’il est le plus pertinent, que l’émotion sourd de chacune de ses notes. Le percussionniste Leon Mobley est en très grande forme, il s’en donne à cœur joie, en fond de scène ou sur le devant aux côtés de son leader. C’est avec le mega tube Welcome to the Cruel World qu’en rappel il nous renvoie dans le nôtre.

Le 15/07/19 à La Pinède Gould –Juan les Pins (06)

le 14 juillet à Jazz à Juan

Ce jour de fête nationale, Jazz à Juan nous propose une programmation très éclectique dont deux belles découvertes. Tout d’abord, au soleil couchant, le trio du pianiste israélien Omri Mor. Il fait partie de cette nouvelle génération de pianiste formé autant à la musique classique qu’au jazz et cela s’entend dans leur musique. Omri Mor rajoute en plus quelques zestes de sonorités orientales. Le premier thème est typiquement klezmer puis il passe avec Atlas à l’arabo-andalou. Dans le morceau suivant, on reconnaît au détour d’une phrase, la mélodie d’Eleanor Rigby. Jerusalem qui suit est plus dense alors que dans la composition en piano solo Métamorphose, Omri Mor fait la preuve de sa virtuosité et de sa sensibilité. Ils termineront, plus tard, par une mélodie très arabisante où le batteur Karim Ziad se laisse porter par sa fougue.
La nuit est tombée, c’est l’heure du jazz Uighur, vous ne le saviez peut-être pas, mais il existe un jazz Uighur, cette lointaine région d’Asie centrale. C’est le quintet du guitariste chanteur Ekram qui va nous le faire découvrir. Le public est un peu décontenancé au début par la partie vocale éthérée et plaintive du leader. Côté guitare, c’est plus classique, cordes nylon façon flamenco. (Ekram a une formation avancée dans cette discipline nous dit-on!). Le violoniste est, lui, franchement jazzy ce qui donne des mélanges insolites mais très intéressants et surtout très musicaux. Le bassiste est débonnaire alors que la frappe du batteur est-elle très sèche. Un set franchement revigorant, on a hâte de poser dans le lecteur le prochain Cd du groupe.
C’est l’heure du feu d’artifice dans la baie, explosions de couleurs puis explosions de sons avec l’arrivée sur scène du groupe Electro Deluxe.
A peine le temps de faire quelques photos, le public se lève, délaisse les chaises et c’est parti pour le jazz dancefloor du groupe. Un mix de funk, de soul.
Les trois cuivres pulsent, pulsent encore tandis que James Copley pousse son chant, aidé de trois choristes à la voix puissante. Malgré leur nom assez peu d’électro finalement à part quelques boucles du claviériste.
Tout le monde debout.
Bonne nuit

Le 14/07/19 à La Pinède Gould- Juan les Pins (06)