Archives pour la catégorie Concert Rock

mes concerts Rock

Tony, Stu & Gergo

La salle Jean Vigo de l’Espace Magnan est déjà quasiment pleine quand le groupe Yang prend place sur scène. Un groupe de rock instrumental monté par Frédéric L’Épée, guitariste bien connu de tous les azuréens, fan de la six-cordes. Il a enseigné la guitare a un bon nombre d’entre eux. Il y en avait dans la salle et même sur scène puisque Laurent James, l’homme à l’Ibanez vert fluo façon Steve Vai , a étudié avec Frédéric avant d’intégrer son groupe des années plus tard. Un set d’une petite heure qui explore leurs trois albums. Dans la majorité des thèmes les deux guitares jouent en contrepoints, Laurent à gauche, très distordu, Frédéric à droite, et son superbe son de Gibson Les Paul. L’influence Frippienne est indéniable mais certains anciens se rappellerons Philharmonie, le précédent groupe du leader. D’autres morceaux sont beaucoup plus énervé et font un bon pont avec le groupe qui arrive juste après le cours changement de plateau. Il ne reste de la place que sur scène car, dans la salle, le moindre siège est occupé.

Stuart Hamm, vêtu d’un pantacourt et d’un T-shirt flanqué d’une clé de Fa, arrive, basse en main. Gergo Borlai, tout sourire, se glisse derrière son imposant drumkit puis, élégant, malgré sa casquette à l’envers, Tony MacAlpine s’assoit sur un tabouret de bar placé près d’un clavier. Sa guitare a huit cordes ce soir. Il va en tirer le maximum pendant près de 90 minutes intenses, métalliques sous les coups de boutoir telluriques du batteur hongrois.  Stuart Hamm manie sa basse à 6 cordes avec une certaine décontraction, se promenant sur le manche de bas en haut puis de haut en bas, un coup d’œil à Tony, un autre à Gergo et laisse le gros son rouler. On aurait tendance à penser que quand tu as un bassiste comme lui, point n’est besoin de guitariste… Sauf si c’est MacAlpine! Des morceaux tirer de son dernier CD, des plus anciens mais aussi quelques thèmes de Stu où il s’amuse à la basse en slap, en taping, avec les doigts, toujours ponctués par les coups de boutoir de Borlai.  Il s’essaye même à un blues, très lent, basse, cymbales quelques notes de gratte, et puis un long slide sur la basse et le tonnerre se déclenche. MacAlpine s’amuse avec son clavier, franchement pas vraiment convaincant sauf quand il nous fait sa désormais classique étude de Chopin. Un final, un rappel puis ils nous retrouvent dans le lobby pour bavarder, selfier, et dédicacer quelques disques.

Quelle soirée! Il valait cependant mieux ne pas avoir oublier ses bouchons d’oreille. Ils en avaient pourquoi pas nous!

Après un tel concert, tu rentres à la maison, tu vois ta vieille gratte qui repose sur son stand et tu te demandes si c’est bien du même instrument qu’il s’agit. Peu importe qu’elles aient 6 ou 8 cordes.

Un grand merci à Uncool Events de nous permettre d’assister à de tels moments

(le 03/10/18 à la salle Jean Vigo -Nice)

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Pasi & Lenny à Juan

le 12 juillet à La Pinéde Gould.

Dernier concert d’une période rock avant d’attaquer le Jazz (f)estival.
Nous sommes bien dans la pinède Gould de Juan-les-Pins, en avant-première du 58e Jazz à Juan, un bluesman et une rock star.
Pour le blues, l’harmoniciste et chanteur Charles Pasi en quartet. Un habitué des lieux, il est passé du off à la première partie de Santana en 2015. Il nous offre un set allègre d’un blues groovy secondé par un guitariste aux soli incisifs souvent funky. Le jeu d’harmonica de Pasi est toujours aussi magistral et sa voix, son chant, son plus mature. Quelques reprises, des titres de ses albums et en rappel un sympathique moment où les musiciens échangent ses instruments pour finir tous sur la batterie, qui frappe sur un tom, qui taquine la cymbale ride ou la charleston. Il aurait pu poursuivre un peu d’ailleurs car malgré un changement de plateau rapide, on a dû patienter jusqu’à 22h (mesures de sécurité à l’entrée obligent) pour voir arriver la vedette de la soirée. Lenny Kravitz, himself, coiffure afro, lunettes foncées, guitare en bandoulière.  Un gros accord, Coltrane, Petrucciani doivent se demander que se passe t’il à Juan? Du rock. Du rock, un peu glamour tout de même mais du rock tout de même surtout grâce au  guitariste, Craig Ross, présent dans tous les instants, compositeur de certains des morceaux et surtout merveilleux soliste, le feeling accroché au manche de sa Telecaster, de sa Les Paul , il pimente le set de ses chorus très seventies. Le groupe derrière (claviers, basse, batterie, trompette, sax  ) assure aussi une belle cohésion. Le répertoire, son nouveau single prélude à l’album Raise Vibration (prévu en décembre) et des tubes, des classiques pris dans ses albums précédents. Son « I’m gonna play some old material now » déclenche une immense exclamation du public. Citons en quelques uns, piqués dans la setlist « Stop Draggin Around« , « Fly Away« , « Are You Gonna Go My Way » (immanquable), le vieux truc des Guess Who avec son riff implacable, « American Woman » , « Let Love Rule».
Un beau spectacle, intense où rock et émotion se conjuguent au pluriel. On regrettera cependant que la figure tutélaire de Prince soit encore trop présente dans son show.

With A little Help from His Friends

Ringo Starr & His All-Starr Band

Le 06/047/18 à la Salle des Etoiles  –Monaco

 

Voilà près de trente ans que Ringo Starr, le batteur des Beatles (précision pour nos jeunes lecteurs) parcours le  monde entier avec son All-Starr Band. Pour cette tournée, il est accompagné de quelques vieilles badernes du rock des années 70 et 80 encore en pleine forme. Steve Lukather (Toto) et  Colin Hay (Men At Work) aux guitares, Gregg Rolie (Mister Abraxas – Santana) aux claviers, Graham Gouldman (10CC) à la basse (superbe Rickenbaker bleue), Greg Bissonette (Steve Vai), génial batteur, derrière ses futs et Warren Ham sax, flute, harmonica et percussions.
Pendant près de 2 heures un sympathique mélange de chansons des Beatles ,- De It Don’t Come Easy à Yellow Submarine  en passant par Don’t Pass Me By ( sa première compo pour les Fab Four)  où il s’essaye à quelques accords au clavier-   ou ses succès en solo « Act Naturally« , « You’re Sixteen » et le très beau Photograph (coécrit avec George Harrison), un moment où l’émotion sourdait dans toute la salle et même sur le péristyle, au frais.
Ils jouent du Toto, bien sûr, le sempiternel Rosanna, du 10CC , le slow d’enfer I’m Not In Love ou un tube moins célèbre mais dont le riff de sax est dans toute les mémoires  Who Can It Be Now?  Lukather se fait un petit plaisir guitaristique sur les deux hits chaloupés que sont Black Magic Women et Oye Como Va pour lesquels le Hammond de Rolie est aussi mit à l’épreuve. Ringo n’a pas oublié John Lennon et se permet une blague sur les bijoux du public « Même à mon âge, je sais reconnaitre les vrais diamants, des faux« . Son âge, 78 ans ce jour même, ce qui lui a valu un très prenant happy birthday avec tout le public pour faire les chœurs. Encore ne pleine forme, il sautille sur le devant de la scène, micro à la main, comme un cabri dans le maquis corse, pour chanter le titre final, là encore avec les chœurs des spectateurs, un vibrant « With A Little Help From My Friends« . Pendant qu’il s’éclipse, le groupe entame quelques mesures de « Give Peace A Chance » et les lumières se rallument.
Rock’n’Roll.

 

 

Eddy Ray Vintage

Eddy Ray Cooper au Vintage Festival

Quand on entre dans le Parc Guérinière à La Colle-sur-Loup on passe devant de superbes Trikes Harley Davidson, quelques voitures hors d’âge mais en superbe état et même une concentration de combis Volkswagen.

Des stands de vêtements et bijoux précèdent la partie restauration. Et enfin le préau couvert.

C’est devant une assistance quelques peu clairsemée ( peut-être à cause du foot) qu’Eddy Ray Cooper et ses Nice Two ont pris place sur la scène.

Il fait encore jour, on voit les arbres aux alentours quand Eddy (les cheveux impeccablement gominés – t’es rock ou tu l’es pas!- balance le premier accord sur sa resplendissante Gretsch rouge. C’est parti pour deux heures de Rock’n’Roll et de country. Il reprend vite une chanson de Johnny Cash (son fantôme va survoler la scène pendant tout le concert) avant d’interpréter quelques titres de sa composition, du dernier album « Thirty & Eight » et des précédents. Giuseppe Zanforlin bouscule sa contrebasse, les cordes claquent sur le manche façon Rockabilly. Dans le public, l’ambiance monte, certains se risquent même à danser. Il y a de la place. D’autres préfèrent chanter avec Eddy. Il délaisse sa guitare pour faire quelques soli sur la slide posée juste à côté de son micro.On aura droit à deux très belles version de Cocaïne blues, celle très rythmée, popularisée par « The Man in Black », Johnny Cash himself et une autre plus folk, plus forte en émotion écrite par Townes Van Zandt. Eddy Ray Cooper ne se départi pas de son sourire, il cabotine un brin (mais avec une bonhomie non dissimulée) quand le cameraman s’approche et l’éclaire de son flash. Il réussit le tour de force d’enlever sa veste sans ôter la sangle (floquée à son nom) de sa guitare de l’épaule. C’est l’heure de jouer son fameux Lemoncello Blues, cela tombe bien il fait soif. Plus tard, en entendant le riff staccato de Ring Of Fire, on se dit que la soirée se termine. Mais de quelle façon! I Wanna Jive Tonight puis les lumières s’éteignent. Il restait encore deux soirées à venir, BB Blues et Lone Redneck.
Un très bel endroit, une belle initiative que l’on espère revoir l’an prochain. L’organisation devrait cependant penser à améliorer la communication (et le fléchage) pour faire de cet événement une plus belle fête.
Et comme le chante Neil Young Rock’n’Roll will never die!

Five 2 One ou les Doors à Cannes (live report)

l’afterwork de Five 2 One

Dernier afterwork de cette saison à la médiathèque Noailles de Cannes, c’est presque l’été, le concert a lieu dans le jardin, sous l’ombre bienveillante des majestueux palmiers. Sur la scène, les quatre musiciens de Five 2 One. 18h30, le premier riff de basse est joué par Fred d’Oelsnitz de la main gauche sur son clavier. Pascal Santucci a chaussé un bottleneck sur auriculaire droit, du blues pour commencer. Eric Chabaud exécute une frappe sèche sur la batterie, le chanteur, Krees Moretti, pantalon en cuir, chemise blanche peut lancer son premier cri, les Doors sont à Cannes en la personne du groupe Five 2 One. Pendant plus de deux heures, les quatre compères vont explorer le répertoire des californiens, les grands tubes et d’autres chansons moins connues.

Encore qu’une grande partie du public connait par cœur paroles et refrains et accompagne avec entrain et bonne humeur le chanteur caché derrière ses lunettes noires. En fin du deuxième set, le trio d’enfer, Light My Fire puis Riders On The Storm et La Woman, les titres les plus « jazz » qui bien sûr, l’autre, la gauche, continuant d’assurer une basse impériale. Mais, les meilleures choses ont une fin, et après deux, trois rappels, ils finissent par… The End, bien sûr, signe qu’il est temps de reprendre la route du retour, juste avant le coucher du soleil.

Très belle conclusion d’une fort gouteuse saison d’afterwork. On se prend à espérer que la prochaine sera meilleure encore mais on n’est pas pressé, nous avons un bel été de musique qui nous attend.

 

Jeff, Greg, Zoltan & Stu

STU HAMM Band,

le 16/10/16 au Blue Star Studio – Nice (06)

La venue d’un bassiste tel que Stu Hamm dans notre région, na pas laissée indifférent ses fans , nombreux par ici. De fait  présent dans la petite, mais très conviviale, salle du Blue Star Studio affichait complet!
Une soirée toute instrumentale qui commençait par le set de Jeff Aug. Seul avec sa guitare électro-acoustique, le guitariste américain, résidant en Allemagne désormais,  a ébahi le public. jeff-augnvCertains même se disaient, était-ce bien du même instrument que j’essaye de jouer tant sa maitrise technique et musicale fut impressionnante. Il nous a jouer presque in extenso son récent album « Live In Europe 2016 » avant de céder la place au trio de Stu Hamm, soit Greg Howe à la guitare électrique, le batteur hongrois Zoltan Csorsz et bien sûr,  Stu à la basse.

stu-hamm-band-nvUn répertoire entre métal et fusion qui fait la place à de vieux titres (Black Ice, Radio Free Albemuth) comme de plus récents (Book of Lies) ainsi qu’à des compos de Greg Howe. Nous avons même eu droit à un blues superbe qui finira en un hard-rock endiablé et bien sûr au fameux « Obligatory Booggie ». La taille de la salle a permis une grande proximité avec les musiciens, on pouvait presque piquer tous les plans de Greg Howe ! greg howe

La virtuosité indéniable de Howe et Hamm n’a jamais pris le dessus sur la musicalité, leurs joutes amicales, leurs inventions harmoniques, leurs chorus subtils étant impeccablement soutenus par la frappe à la fois lourde et raffinée de Zoltan Csorsz.

zoltan-csorsz-nv

La soirée a fini par une longue séance de signatures, dédicaces, bavardages, d’échanges, avec les quatre musiciens qui ne semblaient pas vraiment pressés de regagner leur hôtel.

afterworkUn grand merci donc à Uncool Events pour leur organisation aussi cool qu’impeccable.

Hubert Félix Thiéfaine aux Nuits du Sud

Hubert Félix Thiéfaine aux Nuits du Sud

Vence, le 17 juillet 2015

Le duo « The Dead Fox On The Road » participait, en ouverture, au concours Talents Nuits du Sud. Du folk acoustique, chanté en anglais. Sympathique mais pas encore totalement mature.
La place du grand jardin remplie à bloc, le groupe d‘Hubert-Félix Thiéfaine leur succédait rapidement.
Deux guitaristes, Lucas Thiéfaine (le fiston) et l’excellent Alice Botté (longtemps compagnon de route de Charlélie) en t-shirt Keith Richards. Avec eux un bassiste, un batteur et un clavier et la nonchalance désespérée du chanteur franc-comtois, tout de noir vêtu.
La setlist fait la part belle aux derniers albums pour commencer. Puis le show s’anime, « Alligator 427 ». Un moment intense, « Je t’en remets au vent », HFT seul avec sa guitare. On a bien sûr eu droit à « Les dingues et les paumés » et  » Lorelei Sebasto Cha  » et en final l’immanquable « La fille du coupeur de joint ».
Quel concert! Quel groupe! Comme quoi, on peut encore faire du rock en français et avec des textes intelligents, poétiques et d’une grande humanité.

Avec leurs tchatches, leurs accents, un reggae rap festif, les chanteurs bondissants de Zebda réussissaient à refaire venir une foule qu’un très long changement de plateau (plus de 40′) avait fortement disséminée.
Le coté répétitif des gimmicks et de leur jeu de scène fini malgré tout par lasser assez, hélas.