Archives pour la catégorie Concert Rock

mes concerts Rock

Five 2 One ou les Doors à Cannes (live report)

l’afterwork de Five 2 One

Dernier afterwork de cette saison à la médiathèque Noailles de Cannes, c’est presque l’été, le concert a lieu dans le jardin, sous l’ombre bienveillante des majestueux palmiers. Sur la scène, les quatre musiciens de Five 2 One. 18h30, le premier riff de basse est joué par Fred d’Oelsnitz de la main gauche sur son clavier. Pascal Santucci a chaussé un bottleneck sur auriculaire droit, du blues pour commencer. Eric Chabaud exécute une frappe sèche sur la batterie, le chanteur, Krees Moretti, pantalon en cuir, chemise blanche peut lancer son premier cri, les Doors sont à Cannes en la personne du groupe Five 2 One. Pendant plus de deux heures, les quatre compères vont explorer le répertoire des californiens, les grands tubes et d’autres chansons moins connues.

Encore qu’une grande partie du public connait par cœur paroles et refrains et accompagne avec entrain et bonne humeur le chanteur caché derrière ses lunettes noires. En fin du deuxième set, le trio d’enfer, Light My Fire puis Riders On The Storm et La Woman, les titres les plus « jazz » qui bien sûr, l’autre, la gauche, continuant d’assurer une basse impériale. Mais, les meilleures choses ont une fin, et après deux, trois rappels, ils finissent par… The End, bien sûr, signe qu’il est temps de reprendre la route du retour, juste avant le coucher du soleil.

Très belle conclusion d’une fort gouteuse saison d’afterwork. On se prend à espérer que la prochaine sera meilleure encore mais on n’est pas pressé, nous avons un bel été de musique qui nous attend.

 

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Jeff, Greg, Zoltan & Stu

STU HAMM Band,

le 16/10/16 au Blue Star Studio – Nice (06)

La venue d’un bassiste tel que Stu Hamm dans notre région, na pas laissée indifférent ses fans , nombreux par ici. De fait  présent dans la petite, mais très conviviale, salle du Blue Star Studio affichait complet!
Une soirée toute instrumentale qui commençait par le set de Jeff Aug. Seul avec sa guitare électro-acoustique, le guitariste américain, résidant en Allemagne désormais,  a ébahi le public. jeff-augnvCertains même se disaient, était-ce bien du même instrument que j’essaye de jouer tant sa maitrise technique et musicale fut impressionnante. Il nous a jouer presque in extenso son récent album « Live In Europe 2016 » avant de céder la place au trio de Stu Hamm, soit Greg Howe à la guitare électrique, le batteur hongrois Zoltan Csorsz et bien sûr,  Stu à la basse.

stu-hamm-band-nvUn répertoire entre métal et fusion qui fait la place à de vieux titres (Black Ice, Radio Free Albemuth) comme de plus récents (Book of Lies) ainsi qu’à des compos de Greg Howe. Nous avons même eu droit à un blues superbe qui finira en un hard-rock endiablé et bien sûr au fameux « Obligatory Booggie ». La taille de la salle a permis une grande proximité avec les musiciens, on pouvait presque piquer tous les plans de Greg Howe ! greg howe

La virtuosité indéniable de Howe et Hamm n’a jamais pris le dessus sur la musicalité, leurs joutes amicales, leurs inventions harmoniques, leurs chorus subtils étant impeccablement soutenus par la frappe à la fois lourde et raffinée de Zoltan Csorsz.

zoltan-csorsz-nv

La soirée a fini par une longue séance de signatures, dédicaces, bavardages, d’échanges, avec les quatre musiciens qui ne semblaient pas vraiment pressés de regagner leur hôtel.

afterworkUn grand merci donc à Uncool Events pour leur organisation aussi cool qu’impeccable.

Hubert Félix Thiéfaine aux Nuits du Sud

Hubert Félix Thiéfaine aux Nuits du Sud

Vence, le 17 juillet 2015

Le duo « The Dead Fox On The Road » participait, en ouverture, au concours Talents Nuits du Sud. Du folk acoustique, chanté en anglais. Sympathique mais pas encore totalement mature.
La place du grand jardin remplie à bloc, le groupe d‘Hubert-Félix Thiéfaine leur succédait rapidement.
Deux guitaristes, Lucas Thiéfaine (le fiston) et l’excellent Alice Botté (longtemps compagnon de route de Charlélie) en t-shirt Keith Richards. Avec eux un bassiste, un batteur et un clavier et la nonchalance désespérée du chanteur franc-comtois, tout de noir vêtu.
La setlist fait la part belle aux derniers albums pour commencer. Puis le show s’anime, « Alligator 427 ». Un moment intense, « Je t’en remets au vent », HFT seul avec sa guitare. On a bien sûr eu droit à « Les dingues et les paumés » et  » Lorelei Sebasto Cha  » et en final l’immanquable « La fille du coupeur de joint ».
Quel concert! Quel groupe! Comme quoi, on peut encore faire du rock en français et avec des textes intelligents, poétiques et d’une grande humanité.

Avec leurs tchatches, leurs accents, un reggae rap festif, les chanteurs bondissants de Zebda réussissaient à refaire venir une foule qu’un très long changement de plateau (plus de 40′) avait fortement disséminée.
Le coté répétitif des gimmicks et de leur jeu de scène fini malgré tout par lasser assez, hélas.

Fish live in Nice

Alex LamiaUne agréable première partie, Damnation, le groupe niçois pour un tribute set qui nous a permis de (re)découvrir les suédois d’Opeth. Un jeune et excellent guitariste Alex Lamia, belle présence de la chanteuse Valérie Noireaut et de belles harmonies vocales. A suivre donc.

fish2bPuis Fish et ses quatre musiciens prenait place pour près de deux heures d’un set grandiose. Fish a une voix grave, puissante et expressive qui sait aussi se faire délicate, tendre ou rageuse comme dans le « High Wood suite« , cinq titres enchainés où il évoque les fantômes, les massacres de la guerre de 14 dans la Somme où était son grand-père. Il a aussi une présence scénique, une gestuelle charismatique parfois même christique dans sa façon d’écarter les bras tout en portant son regard le plus loin possible comme sil cherchait à voir, à faire une connexion avec chacun. Il desendra dans la salle pour serrer la main des spectateurs tout en chantant jusqu’à ce que le fil de son micro menace de ceder. Mais Fish c’est aussi son groupe, Gavin Griffiths, un barobin boulttteur énergique mais discret, John Beck, tout nouveau dans l’équipe, un clavier très prégnant, pas de prog sans keyboard, Steve Vantsis, un bassiste efficace, mais surtout un guitariste, Robin Boult, virtuose, précis, aux riffs incisifs mais au chorus trop rare.

Un chanteur d’exception, un concert humaniste et généreux.

Nono Krief & Status Quo à Juan

NNK Band et Status Quo à Juan

Le 30/07/2012

Le soleil éclaire encore la baie avec ardeur quand Nono (Norbert Krief)  balance son premier accord. Il va s’en suivre 56 (trop courtes) minutes de pur Rock’n’Roll. Il commence par des titres de son dernier album puis un boogie instrumental (clin d’œil au Quo qui vient juste après) enchainé sur une  très belle reprise de « On The Road Again« . Vient l’heure du moment de nostalgie avec un medley de tubes de Trust.  « Antisocial » avec les hurlements et les chœurs approximatifs du public.

Pat et Nono
Midnight Rambler

Le set se terminera par un magistral « Midnight Rambler » qui fait la part belle à Pat LLaberia qui a épaulé pour l’occas sa Les Paul. Pat qui a le look du Keith Richards d’il y a quelques années et la voix de Jagger par moments. On regrette de les voir partir si vite mais le temps de boire un verre, Status Quo, Francis Rossi, Telecaster en bandoulière en tête,  a pris possession de la scène. Et là aussi, le Rock est à la fête. Nos papys anglais ont encore bien la pêche, le boogie doit conserver bien mieux que les médications.

duo de guitares

Pendant 1h30 ils vont aligner les chansons sur un rythme frénétique. « What Your’re Proposing« ,  « Whatever You Want » et le très oubliable « In The Army Now » mais aussi une belle cover de « Rockin’ All Over The World » du Fogerty mais qui pourrait être leur devise (avec la livre anglaise!). Mais le Quo ce n’est pas que le boogie, il joue aussi du rock et même un bon vieux blues comme le « Rock Me Baby » qui a entamé le premier rappel.

Encore une belle soirée musicale. Merci Norbert, merci Francis. Et les autres!