La vérité selon Avishai

Avishai Cohen: Naked Truth

(ECM/Universal)

Après un album éclatant, puisant dans le rock, deux guitares, deux batteurs, (Big Vicious. ECM 2680) on retrouve le trompettiste Avishai Cohen dans une ambiance plus apaisée, plus intimiste, autour d’un trio piano-basse-batterie. Une courte suite en neuf mouvements, pour beaucoup improvisés, qui se termine par un poème de Zelda Schneurson Mishkovsky, dit Avishai lui-même. Chacune des plages est faite de superbes motifs créés par la trompette ou le piano, de longues phrases musicales qui prennent leur temps. On connait la capacité qu’a Yonathan Avishai à mettre de la poésie, lui aussi, dans chacune de ses notes. La trompette chante littéralement la mélodie. Le duo rythmique, Ziv Ravitz à la batterie et Barak Mori à la contrebasse accompagne ses complaintes avec retenue et une infinie délicatesse même quand les mailloches remplacent les baguettes dans les mains de Ravitz.  

Au delà de la complicité qui unit des musiciens habitués à jouer ensemble, la proximité entre les Avishai (Cohen et Yonathan) est de plus en plus prégnante. Une émotion sensorielle rare.

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