Jazz à Juan : Blues Night

Jazz à Juan passe au blues en ce 15 juillet. Le soleil refait son apparition peu avant l’entrée en scène de Manu Lanvin et son Devil Blues sur l’estrade de la Petite Pinède. Jammin Summer Session. Comme à son habitude, Manu se donne à fond dès les premières mesures. En bandoulière, une très flashy guitare bleue (normal pour jouer du blues me direz-vous!) un riff, un deux accords c’est parti. Le blues-rock c’est son crédo. SpoonfullHighway To Hell la machine est lancée, la basse vrombit, Jimmi Montout cinglent ses cymbales. Le public tape des mains, des pieds sur les gradins. Il parle de ses voyages, évoque Jimi Hendrix, la figure tutélaire, avec un Red House tout en émotion puis rend hommage à John Lee Hooker. A peine le temps de tomber la veste (il fait chaud et il s’agite beaucoup) le rythme reprend le dessus, une petite chanson en français puis une autre et il est temps de rejoindre la grande pinède pour cette nouvelle soirée qui va rester bien blues.
Delgrès est un trio mené par le guitariste Pascal Danaë, le batteur Baptiste Brondy et Rafgee avec son soubassophone branché sur un immense ampli Mark Bass. Pendant près d’une trop courte heure, ils vont nous jouer leur métissage de blues créole. De la Guadeloupe à la Nouvelle Orléans. Il chante en français, en anglais mais surtout en créole, leurs propres compositions extraites de l’album Mo Jodi, une lettre au président ou une chanson rebelle où il est question de combattre pour survivre mais aussi une chanson d’amour déçu (ou pas), Sere mwen pli fo. En final, une grandiose reprise, en créole, de Whole Lotta Love. Le bottleneck chahute les cordes, le soubassophone est survolté, on a même le droit au chorus de Page au coucher du soleil. Un nom à retenir.
Le prochain à monter sur scène, on connaît déjà bien son nom et même celui de son groupe. Ben Harper & The Innocent Criminals. Plus de vingt ans que le quartet promène son blues dans le monde entier. Une setlist assez classique qui mélange des titres anciens et des plus récents. Tous les fans (et il y en a beaucoup dans la pinède) sont contents. Le répertoire est en fait assez varié, ils ne jouent pas que du blues. On entend quelques titres qui sonnent plutôt country-rock façon Neil Young ou même un titre carrément country qui semble réjouir le bassiste. Mais c’est, bel et bien, quand Ben Harper pose sa lap steel sur les genoux qu’il est le plus pertinent, que l’émotion sourd de chacune de ses notes. Le percussionniste Leon Mobley est en très grande forme, il s’en donne à cœur joie, en fond de scène ou sur le devant aux côtés de son leader. C’est avec le mega tube Welcome to the Cruel World qu’en rappel il nous renvoie dans le nôtre.

Le 15/07/19 à La Pinède Gould –Juan les Pins (06)

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