En passant

Entrez dans le monde de Bruno Schorp

Bruno Schorp: Into The World

(Shed Music)

Bruno Schorp: contrebasse;
Christophe Panzani: Saxophone, clarinette basse;
Leonardo Montana: Claviers;

Gauthier Garrigue: Batterie.

S’il participe en sideman, depuis plusieurs années, à plusieurs projets dont celui d’Éric Séva, cet album est seulement le deuxième du contrebassiste Bruno Schorp sous son nom. Après un premier opus, « Eveil », en sextet publié (et récompensé) en 2011, on le retrouve ici en quartet. Il signe sept des neuf compositions. Des tempos lents qui incitent à la méditation, au voyage intérieur. Portés par le saxophone de Christophe Panzani et le piano de Leonardo Montana, les mélodies vous imprègnent peu à peu. Le renfort de la guitare de Nelson Veras sur « Le Lien » donne une dimension encore plus spirituelle au morceau. De même, les claviers de Tony Paelmenan, enchantent les trois plages sur lesquelles il est invité dont le titre éponyme « Into The world » et surtout « Louise » qui clôt, un peu mélancoliquement mais en beauté, l’album. Bruno Schorp, bien que leader, ne s’offre pas de long solo à la contrebasse qui démontrerait sa virtuosité, par contre, il assure (avec le batteur Gauthier Garrigue) une assise rythmique irréprochable pour son groupe. Écoutez la délicatesse harmonique de Mister K ci-dessous, vous serez convaincu.

Un musicien comme on aime en découvrir de temps à autres.

Juillet en Jazz (part 1)

Juillet en Jazz (part 1)

Nice du 5 au 12 juillet

Après un beau concert New Orleans Style avec James Andrews venait le temps du tremplin du Nice Jazz Festival, toujours sur cette belle scène de la Coulée Verte. Les six groupes présélectionnés concouraient en deux soirées. Trois le 6 juillet et les trois autres le 7. Chacun d’eux avait 45 minutes pour présenter et défendre sa musique. Jussanam Trio du jazz version Brasil. Buckshot Gala des niçois en provenance direct du conservatoire de région et leur jazz élaboré mais encore peut-être en gestation. Et pour finir Noé Zagroun quartet, un répertoire riche, influencé par la musique classique et les harmonies orientales. Ils obtiendront le prix du jury et joueront l’année prochaine dans le off du NJF. Le lendemain, un duo original Manu Carré (sax) et Benjamin Prischi (piano) jouait un jazz moderne et intimiste, un jazz qui incite à une écoute attentive. Un jazz de dialogues et d’imaginaire.

Beaucoup plus festif, rythmé le bop du guitariste Jef Roques. Quatre musiciens voués au swing. Deux solistes virtuoses. C’est désormais officiel, c’est eux qui seront sur la scène du théâtre de Verdure en 2018.

La soirée finassait avec la chanteuse canadienne Carol Nakari. Son jazz volubile façon cabaret ne m’a guère convaincu malgré un excellent bassiste.

Pour plus de précision mon article dans Nouvelle Vague.

Un plus petit lieu, la cave Bianchi à Nice pour le concert de sortie du CD de Jean-Marc Jafet, « Le meilleur moment du monde« . Bassiste niçois bien connu qui, pour cet album, se met aussi à chanter. Linus Olsson à la guitare nous a gratifié de superbes solos. Marjorie Martinez, au chant elle aussi, a fait preuve d’un beau talent sur sa Gibson acoustique, allant même jusqu’à chorusser sur un blues dédié à son mari.

Un vrai bon moment dans un endroit convivial et agréablement frais (ce qui n’est pas négligeable en ce mois de juillet).http://www.nouvelle-vague.com/jean-marc-jafet-quintet/

Autre petite salle, bien moins fraiche, la galerie pop Art, cise à Nice non loin de l’opéra. Aure sortie d’album « Bird Feather » du Giraudo-Chassagnite 4tet. François Chassagnite nous a quitté hélas, tout comme le contrebassiste Luigi Trussardi. Mais grâce à Imago Production et au guitariste Olivier Giraudo, ce disque a enfin pu voir le jour. Des reprises, du Parker, du Horace Silver, du Pettiford et même un Jobim (hélas!). Du beau jazz, old school mais toujours agréable à écouter.

Prenons la route du bord de mer, encombrée, pour rejoindre la pinède Gould à Juan-les-Pins.

James from New Orleans (Live report)

James Andrews Nice Jazz Off (On stage)

Pour la première soirée des concerts On Stage du Nice Jazz Off, la scène de la coulée verte recevait le trompettiste James Andrews tout droit venue de sa Nouvelle Orléans. Il était accompagné, et de quelle manière, par un trio niçois (Yves Renard au piano, Alain Rattier au trombone et Daniel Chauvet à la contrebasse). Pendant plus d’une heure, ils nous ont régalé d’un jazz New Orleans de la plus belle eau. James Andrews est non seulement très bon trompettiste mais c’est aussi un chanteur doué et charismatique. Il sait parfaitement jouer avec le public au gré des tubes qu’il reprend d’Hello Dolly (où il va jusqu’ à imiter la voix et le phrasé de Louis Armstrong) ou « Oh When The Saints… » pour lequel tous les spectateurs furent mis à contribution, chant et danse! Malgré l’absence de batteur et grâce à l’énergie conjuguée du contrebassiste et du leader, nous avons eu une soirée très rythmée, franchement joyeuse avec même une petite parade des deux soufflants tout autour des spectateurs qui ont pu à l’occasion, se rendre compte que même sans micro, une trompette ça pulse drôlement fort. Et bien que de dos, David, (du moins sa statue) était tout émoustillé, il se serait cru dans Bourbon Street. Une très belle façon de rentrer dans l’ambiance future du Nice Jazz Festival dans lequel son grand frère Trombone Shorty jouera dès le premier soir.

 

un petit moment pour l’ambiance.

 

Les quatre du Trio de Philippe Brassoud

Philippe Brassoud Trio: with Harry Allen

(Autoproduit)

Philippe Brassoud, contrebasse; Ludovic de Preissac, piano;

Gilles Rea, guitare; Harry Allen, saxophone.

En 2014, Le trio du contrebassiste Philippe Brassoud tourne avec le saxophoniste américain Harry Allen et a l’opportunité d’enregistrer en studio quelques titres avec lui. C’est de cette séance qu’est né cet album. Un trio sans batteur (piano, guitare, contrebasse) mais avec un invité au saxophone ténor, du coup, ils sont quatre. Ils nous offrent en neuf titres, trois reprises, trois compos du pianiste, et trois du leader, un petit tour en jazz.  Ils excellent dans le swing avec « Nothin’ From You« . Une jolie balade « Clémence » permet à Harry Allen de montrer un talent très Coleman Hawkins et à Ph. Brassoud de nous livrer un délicat chorus. Un petit Jobim bien coloré pour la route. Un retour au source avec un Ellington, »Isfahan » et sa contrebasse ronde et joyeuse. « Steps For Harry« , du bop comme on l’entendait, a long time ago, dans les clubs new-yorkais. Mais nous aurons une petite préférence pour « Minor’Mood« , avec cette très jolie cavalcade contrebasse-guitare, escortée par un sax résolument allègre.

Un album plaisir.

En attendant un distributeur, les azuréens peuvent le trouver à la Cave Romagnan, la Galerie Depardieu et à la Trinquette, sinon vous pouvez contacter : philippe.brassoud@wanadoo.fr.

 

 

 

Éric Séva quartet à la villa Domergue (Live Report)

Éric Séva quartet à la villa Domergue

La villa Domergue a accueilli pendant près d’une semaine les musiciens du quartet d’Éric Séva pour une résidence d’artistes. Ce jeudi, il donnait, après le vernissage de l’exposition Man Ray, un concert de fin de résidence, presque un concert de départ. Dos à la mer mais face aux superbes jardins, soleil couchant, ils ont, pendant près d’une heure, joué les compositions travaillées dans le cadre idyllique de ce lieu des hauts de Cannes. Éric Séva alterne, selon les thèmes, entre le saxophone baryton et le soprano. Il est soutenu par le jeu très mélodique au trombone de Daniel Zimmerman. Des rythmes et des thèmes très variés. Certaines harmonies évoquent l’univers de Nino Rota, d’autres swinguent sans vergogne. Un des beaux moments fut quand baryton, trombone sont rejoint par le contrebassiste (Bruno Schorp) et jouent un rif à l’unisson qui monte en puissance avant de se lancer dans des chorus inventifs et élégants. Le batteur (Matthieu Chazarenc) dont ils joueront une compo en fin de set, semble apprécier de jouer, tout autant, avec les balais ou baguettes qu’avec ses mains à même les peaux de ses toms ou cymbales. Ils rendent hommage au lieu de leur résidence (et du concert) avec deux titres spécialement composés sur place, « En regard, l’eau Do », l’eau pour la méditerranée qui scintille au loin et Do pour Domergue, (pas la tonalité !). L’autre morceau est tellement récent qu’il se nomme: « Pas de titre pour le moment » et qu’il devrait probablement le garder. La nuit est tombée, seul l’éclairage du jardin et la lune font quelques lumières. En rappel, ils quittent leurs places pour se rapprocher du devant de la scène, il joue une vieille valse des années vingt, réarrangée à leur sauce, qui nous invite à rejoindre le buffet 🙂

 

Les deux menuets de Paolo Fresu!

Les deux menuets de Paolo Fresu!

A l’occasion de la sortie du nouvel album « Two Minuettos » de Paolo Fresu sur son Label Tŭk Music, distribution Socadisc / Idol. Un enregistrement live à Milan, en duo avec le pianiste américain, Uri Caine, nous avons eu l’occasion de poser quelques questions, par mail, au trompettiste sarde, sur ce disque, sur sa musique.

Sur cet album, Uri Caine joue du piano acoustique; Paolo Fresu du bugle, de la trompette, tous deux branchés comme souvent sur sa boite à effets.
10 titres allant de Bach à John Lennon et Lucio Dalla, en passant par Mahler, Gershwin et la compositrice du 17e siècle Barbara Strozzi.

  • Comment s’est construit la setlist, qui a choisi les thèmes ?

À l’origine, nous avons donné avec Uri Caine une série de trois concerts consécutifs avec trois répertoires différents : des compositions originales, la musique classique et des thèmes de chansons. Nous avons enregistré ces trois concerts et cet album est en définitive composé de la réunion de morceaux que j’ai choisis, puis proposés à Uri Caine qui a suggéré quelques modifications pour arriver finalement à ce choix final.

 

  • Et pourquoi n’avoir pas joué de vos propres compositions à l’un ou à l’autre ?

C’est en définitive le fruit du hasard. En fait, notre seule intention était d’offrir une bonne musique qui plaise. Et à a fin notre choix s’est essentiellement concentré sur le répertoire classique et quelques thèmes de chansons et de standards. Nous ne sommes donc pas posé le problème de savoir pourquoi nous n’avions pas finalement retenu nos propres compositions.

 

  • Est-ce que Uri Caine, en tant qu’américain, connaissait déjà le tube de Lucio Dalla « Caruso » (hidden track du Cd) bien connu en France, au moins dans notre sud proche de l’Italie ?

 

Non il ne connaissait pas Caruso mais il a immédiatement aimé cette chanson à peine lui avais-je fait écoutée. Du reste c’est une mélodie assez simple qui comporte de nombreuses influences de l’Opéra mais également du Jazz Par ailleurs, Uri Caine est un musicien avec un très grande ouverture d’’esprit qui ne rencontre aucun problème quel que soit le type de répertoire.

 

  • Comment c’est fait la première rencontre avec Uri Caine en 2006 ? Et pourquoi pour cette troisième rencontre discographique, avez-vous choisi de l’enregistrer en live ?

Nous nous sommes rencontrés à l’occasion du Festival International de Jazz « Time in Jazz » que j’organise dans ma petite ville à Berchidda situé dans le Nord de la Sardaigne. Je l’avais invité à venir jouer avec son trio et il m’avait demandé à cette occasion de monter sur la scène comme invité. Et c’est ainsi qu’est né l’idée de continuer notre collaboration.

Après deux disques en studio nous avons eu l’opportunité de cette « carte blanche » au Théâtre de l’Elfo à Milan pour une série de trois concerts et j’ai donc penser que c’était une bonne occasion pour faire un enregistrement « live ». Cela s’est passé ainsi.

 

  • On associe souvent la musique baroque et le jazz par ses ornementations et les improvisations, mais ici vos interprétations de morceaux baroques sont très dépouillées, en épure. Comment travaillez-vous vos arrangements?

En vérité nous ne sommes pas posé la question parce que ce que nous aimons c’est justement de nos confronter naturellement à n’importe quel répertoire en n’en respectant la musicalité.

Personnellement j’aime visiter la musique des autres avec respect. Surtout en ce qui concerna la mélodie dans la mesure où je joue de la trompette qui dans une certaine mesure se substitue à la voix.

Dès lors si je choisis d’interpréter un titre d’un autre artiste c’est qu’en premier lieu j’aime sa mélodie et qu’il n’y aurait pas de sens à la modifier totalement.

C’est surtout le cas pour ce qui concerne la musique classique, qu’elle soit Baroque ou Opéra, et en ce cas c’est comme si la trompette chantait comme une voix mais sans texte ou paroles.

C’est un exercice assez difficile dans la mesure où il fait arriver à provoquer une émotion dans l’appui du texte et en travaillant énormément sur l’interprétation et le son.

J’ai d’ailleurs enregistré récemment une version de « Norma » de Bellini dans laquelle, sur « Casta Diva » et d’autres airs j’ai cherché d’appliquer à cet œuvre le même principe.

 

  • Le titre du CD « Two Minuettos » provient de deux compositions du cahier de Magdalena Bach, un cahier d’apprentissage, est ce que reprendre ces deux menuets étaient pour vous aussi, un exercice de style ?

Aucun exercice de style… Parmi tant d’autres, nous souhaitions également jouer ces deux menuets de Bach et nous l’avons fait. Ce dont deux enregistrements que nous avons décidé de choisir pour faire partie de cet album et j’ai décidé d’en faire l’ouverture et la fermeture de cet opus. Et c’est aussi ce qui m’a donné l’idée du nom de cet album.

 

  • Dans votre cover de la 1ere symphonie de Mahler, c’est, me semble t’il, l’humour qui ressort, on a vraiment l’impression que vous vous êtes bien amusés à jouer ce titre?

Cette refonte de la Symphonie de Mahler est une idée de Uri et j’ai cherché simplement à suivre et soutenir son intention. Il y a effectivement sur ce titre beaucoup d’humour et de légèreté et aussi un peu d’esprit yiddish qui vient de la culture et de l’histoire de Uri Caine. De mon côté en revanche j’ai proposé quelques « dérivations italiennes » comme les chansons de Barbara Strozzi.

  • Est-ce que vous avez une interprétation de cette symphonie préférée ?

Je pourrai citer celle du grand Claudio Abbado qui, à la fin du morceau, demandait au public une minute de silence sans applaudissements. C’était à la fin de la Symphonie n°9. Et j’aime cette idée que le silence doive et puisse être toujours là …

 

  • Avez-vous un goût particulier pour l’œuvre de Barbara Strozzi ou souhaitiez-vous, en reprenant deux de ses compositions, la faire connaitre d’un plus large public?

J’ai découvert la musique de Barbara Strozzi il y a de nombreuses années alors que je jouais à Vienne dans un groupe de musique antique et j’en suis tout de suite tombé amoureux. Surtout d’une œuvre qui s’intitule « Sino alla Morte ti protesto ». J’ai ensuite écouté d’autres choses de son répertoire et c’est ainsi que j’ai décidé de monter un projet musical autour de sa musique avec Uri Caine et un Quartette de cordes au sein duquel joue également mon épouse.

Sa musique est subtile, chargée de beaucoup d’érotisme et de courage. Être femme compositrice au 17ème siècle, à l’ombre de Claudio Monteverdi à Venise ne devait pas être chose facile…

 

  • Grace à la délicatesse subtile de cet album, on ressent à l’écoute, comme un sentiment de paix, conforté par le Give Peace a Chance de Lennon, est ce que vous voulez avec votre musique faire passer un message? Si oui, lequel ?

Je suis convaincu que la musique doit toujours être porteur d’un message. Et plus que jamais aujourd’hui dans notre société contemporaine.  C’est du reste la tâche de l’Artiste. Le choix du titre de Lennon est un hasard comme tous les autres, mais le fait qu’on puisse se dire que ce choix véhicule aussi un message me plait. Ma musique doit toujours véhiculer un message…

 

  • J’ai eu la chance de vous voir, plusieurs fois à Nice et l’été 2016 à Ospedaletti, (une petite ville de Ligurie.) , est ce que vous sentez une différence quand vous jouez dans votre pays et ailleurs à l’étranger ?

Non aucune différence ? J’aime jouer et j’aime voyager. Et J’aime jouer et voyager partout. On peut jouer n’importe où dans le Monde et faire un beau ou un mauvais concert. Le lieu, le public et l’émotion n’ont pas (heureusement) de géographie.

 

  • Vous collaborez avec de nombreux musiciens depuis plus de cinquante ans comme on a pu le constater dans votre album « !50 anni ».
    Y a-t-il un musicien avec qui vous auriez envie de jouer ?
    Et un musicien avec qui vous auriez eu envie de jouer ?

Il existe de très nombreux artistes avec lesquels j’aimerais jouer mais j’aime l’idée de les rencontrer à l’occasion de mon parcours et de trouver ceux avec lesquels je peux instaurer un rapport sur la durée de collaboration à la fois humaine et musicale.

J’ai de fait de nombreux projets dans mes tiroirs, mais, comme dans un couple, la rencontre se fait quand c’est le moment. C’est d’ailleurs mon sens le seul moyen de construire une relation qui puisse grandir et évoluer au fil des années.

Mon quintette italien existe depuis 34 ans, avec les mêmes musiciens, et ce fut ma première formation musicale.

 

  • Quel est votre prochain projet, votre prochaine collaboration ?

Il sera publié en en février 2018 avec un nouvel album de ma formation DEVIL 4tet. Ce sera un disque complètement acoustique, contrairement au son plus électrique des albums précédents. Il s’intitulera « Carpe Diem » et composé exclusivement de titres originaux écrit par les membres du groupe à l’exception d’un reprise d’un titre italien.

Par ailleurs je vais enregistrer le nouveau projet de « Laudario di Cortona »,  une refonte du fameux live des pèlerins du 12ème siècle avec un orchestre de chambre, un choeur et un quartette avec Daniele di Bonaventura.

Nous publierons également l’année prochaine un album avec le groupe  corse  « A Filetta »  qui s’intitule « Danse mémoire, danse » …

Pour la scène musicale, je poursuivrais mes nombreuses collaborations comme « Mare Nostrum » avec Richard Galliano et Jan Lundgreen et ceux avec Omar Sosa et Trilok Gurtu.

Enfin et sur mon label, je produirai également des jeunes artistes italiens

En somme, beaucoup de projets en cours… Sans oublier les 30 ans de mon festival international de Jazz en Sardaigne et un grand marathon du Jazz italien au profit des populations touchées par le tremblement de terre avec 600 musiciens italien réunis en un seul jour à l’occasion de 120 concerts. Une autre manière de respirer la musique et d’écrire le besoin de la placer en un lieu neuf dans notre société.

  • En conclusion, qu’est que pour vous une adaptation d’un morceau ?
    Une relecture, une appropriation ou bien encore autre chose de plus personnel? 

C’est une relecture. Relire signifie au sens propre réécrire mais sur une route déjà tracée. C’est ainsi que j’aimerais que l’on adapte ma propre musique.


www.paolofresu.it
www.uricaine.com
Merci à Pierre Darmon pour avoir facilité et traduit cette interview.

Merci à Corinne pour le soutien et à Paolo Fresu bien sûr. 

 

 

Five 2 One ou les Doors à Cannes (live report)

l’afterwork de Five 2 One

Dernier afterwork de cette saison à la médiathèque Noailles de Cannes, c’est presque l’été, le concert a lieu dans le jardin, sous l’ombre bienveillante des majestueux palmiers. Sur la scène, les quatre musiciens de Five 2 One. 18h30, le premier riff de basse est joué par Fred d’Oelsnitz de la main gauche sur son clavier. Pascal Santucci a chaussé un bottleneck sur auriculaire droit, du blues pour commencer. Eric Chabaud exécute une frappe sèche sur la batterie, le chanteur, Krees Moretti, pantalon en cuir, chemise blanche peut lancer son premier cri, les Doors sont à Cannes en la personne du groupe Five 2 One. Pendant plus de deux heures, les quatre compères vont explorer le répertoire des californiens, les grands tubes et d’autres chansons moins connues.

Encore qu’une grande partie du public connait par cœur paroles et refrains et accompagne avec entrain et bonne humeur le chanteur caché derrière ses lunettes noires. En fin du deuxième set, le trio d’enfer, Light My Fire puis Riders On The Storm et La Woman, les titres les plus « jazz » qui bien sûr, l’autre, la gauche, continuant d’assurer une basse impériale. Mais, les meilleures choses ont une fin, et après deux, trois rappels, ils finissent par… The End, bien sûr, signe qu’il est temps de reprendre la route du retour, juste avant le coucher du soleil.

Très belle conclusion d’une fort gouteuse saison d’afterwork. On se prend à espérer que la prochaine sera meilleure encore mais on n’est pas pressé, nous avons un bel été de musique qui nous attend.