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Mike & Dave à Nice (Live Report)

MIKE STERN & DAVE WECKL BAND,

le 17/11/16 au Forum Nice-Nord (06)

 

La soirée commençait par le Power Triog, fred-doelnitzFred d’Oelsnitz à l’orgue (pas un Hammond, mais quel son tout de même), le guitariste à casquette et Gibson, Jonathan Gritellajonathan-gritella et le batteur Alain Asplanato. Ceux qui pensait entendre du Jimmy Smith ont été déçu, leur répertoire est moins traditionnel, plus énergique, Mc Laughlin, Pat Martino, du d’Oelsnitz et en final une superbe reprise de Carla Bley. De très beaux duo orgue-guitare, fred-johnattanquelques solos bien enlevés, ponctués par la frappe discrète mais puissante du batteur. Un set qui nous mettait dans d’excellentes dispositions pour écouter le groupe de Mike Stern et Dave Weckl. A peine remis d’une double fracture, Mike Stern portait encore un gant noir auquel le roadie à « fixé » son médiator en rentrant sur scène.mike-stern1nv Mais soyez rassuré cela n’a pas empêché le guitariste de faire une prestation de très grande classe. A ses côtés, le bassiste Tom Kennedy, look flegmatique, très anglais bien que natif du Missouri, une basse 5 cordes de luthier et un son rare, à la fois fluide et intense.tom-kennedy Bob Malach, le saxophoniste semblait avoir des problèmes de anche qu’il changeait, réglait fréquemment. bob-malachnvMais quand il embouche son tenor pour jouer quelques phrases ou pour chorusser avec Stern, la magie opère dès la première note. L’autre star du quartet, le batteur Dave Weckl est resté abrité derrière ses futs et cymbales tout le concert, dave-wecklnvon le distinguait à peine, mais point besoin de le voir pour l’entendre, qu’il joue simplement avec les mains pour un duo avec Tom Kennedy ou qu’il montre la fougue et la finesse de jeu rythmique. Ils enchainent sans temps mort, ballades, jazz-rock, des morceaux plus fusion et même un air africain inspiré de Richard Bona, jusqu’au rappel, le « Red House » mike-stern-red-housed’Hendrix où Mike Stern prouve qu’il sait aussi merveilleusement jouer (et chanter) le blues.

On attend déjà qu’ils reviennent.

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Robin McKelle back in Nice

Il est des concerts dont on ressort plein d’énergie, revigoré malgré l’heure tardive. Ce fut exactement le cas, ce vendredi 20 février dans le nord de Nice après la superbe performance de Robin McKelle et ses Flytones.

marjorie martinez
marjorie martinez

La soirée commençait par un set du Marjorie Martinez quartet, entre pop, folk et country. Un nouveau groupe pour la guitariste-chanteuse et de nouvelles chansons déjà bien rodées. On savait Linus Olsonn, son guitariste, très à l’aise avec sa 6-cordes (une superbe telecaster blanche) mais de le voir chanter fut aussi une agréable surprise.

Puis les Flytones prirent possession de la scène et … du public. Enchainant à un rythme d’enfer, les titres du dernier album « Heart of Memphis » avec quelques standards souls, rythm and blues. Même

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Fred Cash Jr

dans les morceaux plus lents, l’allant de la chanteuse et de ses acolytes ne semblait pas ralentir. A peine le temps d’un petit « green onions » instrumental pour laisser à Miss McKelle le temps de se ressourcer en coulisse que le show repartait de plus belle. Elle nous avait déjà captivé cet été au Nice Jazz mais là c’était plus que de la séduction, de la communion oserais-je.

Blues Night au théâtre de verdure

OC Brothers-Dr Feegood,-Popa Chubby

Au New Blues Festival

Théâtre de verdure Nice, le 2 aout 2012

OC Brothers ouvrent le bal. Bien connu des amateurs azuréens de cette musique de l’âme, les frères Cosoleto chauffent le théâtre avec brio. Ils pourraient, par moment, être de Chicago ou de quelques villes du sud des US tant leur musique est imprégnée de celles de leurs maitres américains.

Steve Walwyn of Dr Feelgood
Steve Walwyn of Dr Feelgood

20h, c’est l’heure de Dr Feelgood. Et dès leur premier titre « Hoochie Choochie Man » on se sent bien (Feelgood ah, ah!). Trois vieux anglais à l’air sage et un chanteur roux et bondissant. Mais très vite la cravate du guitariste est remisée sur l’ampli pour mieux laisser s’exprimer la telecaster. Les tubes s’enchainent avec ferveur, « Roxette », « She Does It Right » (« Elle fait ça bien »!), « Milk and Alcohol », « Down at The Doctor ». La basse et la batterie pulsent exactement comme il faut pour maintenir la tension. Steve Walwyn enfile son bottleneck, change de guitare et se lance dans ce qui sera le zénith du set, un long blues instrumental où il fait preuve d’un feelling et d’une virtuosité bluffants.
Et même s’ils n’ont pas le charisme et la frénésie du groupe de Lee Brilleaux et Wilco Johnson, ils méritent quand même leur nom de Dr Feelgood!

Pus vient à22h Popa Chubby

Popa Chubby live in Nice

dans son gilet noir 6XL. Il rentre sur scène brandissant une bouteille de Merlot, qu’il abandonnera très vite au pied de la batterie pour épauler sa Stratocaster. Il entame par un « Hey Joe » survolté qui mettra dans l’ambiance dès la première mesure. Le blues de Chubby est un peu comme sa ville New York incomparable. Un cocktail blues, rock et hard digne du meilleur barman de la grosse pomme! Des reprise, des compos persos (dont un nouvel instrumental inédit). Il s’assoit sur un tabouret et sa guitare susurre les notes du film « the Godfather » avant d’exploser dans un chorus vertigineux. Peu après toujours assis, il transmute « Over The Rainbow ». Mais le top sera, à quelques minutes de la fin, sa somptueuse version de « Halleluyah », un tel concentré d’émotions donnerait l’envie à son créateur Leonard Cohen de se faire moine ou même à Jeff Buckley de plonger (avec ou sans rangers) dans les eaux du Mississippi.

Un nouveau festival musical consacré au blues à Nice avec une telle affiche pour le premier soir, que du bonheur!