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Yoann Kempst

YOANN KEMPST: Taming The Animal

(Dreamphone)

Si l’introit du Cd sonne très jazz, guitare solo, son clair pendant un peu plus d’une minute, l’ambiance change vite dès « Extra Céleste » qui annonce la couleur, gros son, distorsion, larsen, basse puissante et compressée, frappe lourde sur les toms, la grosse caisse, le power trio s’est mis en ordre de marche. Yoann Kempst ne veut pas être un guitar-hero mais l’ombre tutélaire de Satriani et Vai est pourtant là. On y entend aussi du jazz fusion, des soli façon Mike Stern, bref et lumineux ou une ballade apaisée, « Smoke rings » pour un final qu’Hendrix n’eut point renié. Mais cela serait réducteur de ne le réduire qu’à ces influences car au final, il développe, tout au long des dix titres de ce deuxième album, un univers personnel complexe. On ne sait quel animal il a apprivoisé (taming) mais les manches de ses Fender doivent lui manger dans la main!

Jeff, Greg, Zoltan & Stu

STU HAMM Band,

le 16/10/16 au Blue Star Studio – Nice (06)

La venue d’un bassiste tel que Stu Hamm dans notre région, na pas laissée indifférent ses fans , nombreux par ici. De fait  présent dans la petite, mais très conviviale, salle du Blue Star Studio affichait complet!
Une soirée toute instrumentale qui commençait par le set de Jeff Aug. Seul avec sa guitare électro-acoustique, le guitariste américain, résidant en Allemagne désormais,  a ébahi le public. jeff-augnvCertains même se disaient, était-ce bien du même instrument que j’essaye de jouer tant sa maitrise technique et musicale fut impressionnante. Il nous a jouer presque in extenso son récent album « Live In Europe 2016 » avant de céder la place au trio de Stu Hamm, soit Greg Howe à la guitare électrique, le batteur hongrois Zoltan Csorsz et bien sûr,  Stu à la basse.

stu-hamm-band-nvUn répertoire entre métal et fusion qui fait la place à de vieux titres (Black Ice, Radio Free Albemuth) comme de plus récents (Book of Lies) ainsi qu’à des compos de Greg Howe. Nous avons même eu droit à un blues superbe qui finira en un hard-rock endiablé et bien sûr au fameux « Obligatory Booggie ». La taille de la salle a permis une grande proximité avec les musiciens, on pouvait presque piquer tous les plans de Greg Howe ! greg howe

La virtuosité indéniable de Howe et Hamm n’a jamais pris le dessus sur la musicalité, leurs joutes amicales, leurs inventions harmoniques, leurs chorus subtils étant impeccablement soutenus par la frappe à la fois lourde et raffinée de Zoltan Csorsz.

zoltan-csorsz-nv

La soirée a fini par une longue séance de signatures, dédicaces, bavardages, d’échanges, avec les quatre musiciens qui ne semblaient pas vraiment pressés de regagner leur hôtel.

afterworkUn grand merci donc à Uncool Events pour leur organisation aussi cool qu’impeccable.

The Lilix & Didi Rock Band

The Lilix & Didi Rock Band

« Autre chose à faire le soir. »

lilix & Didi Rock Band

On pense du haut de notre grand âge que tous les jeunes n’écoutent que de la musique pour décervelés, prémâchée façon McDo! Lilix et Didi nous prouve le contraire avec leur power trio. Elles ont toutes les deux 12 ans, elles jouent alternativement la batterie et la basse et elles chantent en français. Elles composent même trois des dix titres dont « Jouer devant vous » aux paroles assez touchantes. Les autres sont des reprises allant de Souchon à Pink Floyd en passant par Beethoven (ouin oui Ludwig Van, lui-même! ) et un « Life By The drop » popularisé par le génial Steve Ray Vaughan. Elles sont accompagnés par un « grand », le guitariste Lionel Ris, celui des Mooonshiners. La pochette est de Margerin, mazette ce n’est pas rien çà! Didier Wampas, himself, vient faire un titre avec le trio, c’est dire le sérieux du projet.

Bravo les filles! Vous confirmez avec cette petite galette plus que sympathique l’adage de Neil Young: « Rock’n’roll Will Never Die« .
visitez le site www.pedagosic.fr pour vous persuader du talent prometteur de Lilix et Didi.
Un bravo aussi à Lionel, le prof-guitariste.

Beth Hart & Joe Bonamassa

Live in Amsterdam

J.R. Adventures

 

beth-hart-joe-bonamassa-live-in-amsterdamSéparément Beth et Joe sont capables du meilleur comme du pire mais ensemble la magie opère surtout en live. Leur revue rythm and blues à tout pour plaire, une section cuivre, trompette, trombone, saxo pour le groove. Guitare, Basse, Batterie, claviers pour le rock. Beth chante tous les titres parfois au piano, Joe fait les parties guitares, solo, extravagante, bluesy ou hardeuse. Deux fois douze titres, essentiellement des reprises des maitres du genre, Steve Cropper, Al Kooper, Glenn/Fusion, Freddie King, Tina Turner… Etrangement du Melody Gardot pas ennuyeux. Mais les must sont « Chocolate Jesus » de Tom Waits, Beth au piano bastringue et voix et surtout le fameux « Strange Fruit » popularisé par Billie Holiday où toute l’émotion de cette chanson est véhiculée par le magnifique chorus de Bonamassa.

ET on l’avoir en DVD.