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Lopez-Nussa, Bona, Katché live in Monte-Carlo

manu katché

Deuxième soirée au Monte-Carlo Jazz festival pour cette édition 2016. Le Palais Garnier s’apprête à faire la fête, à se trémousser sur le velours pourpre car la première partie est consacré à deux groupes Cubano-Africain ou afro-cubain, allez savoir. La seconde au quintet de Manu Katché.
Le groupe du pianiste cubain Harold López Nussa et du bassiste et chanteur sénégalais Alune Wade ouvrait le concert. Leur musique respire l’énergie et la joie de vivre. Le jeu du pianiste est virtuose et survitaminé, même quand il partage le clavier avec son frère batteur pour une chanson de leur île lointaine. Wade nous offrira en fin de set, un solo de basse très Millerien (Marcus) avant de céder, après un court changement de plateau, la place à son confrère camerounais Richard Bona. Un septet à deux percussionnistes et un batteur complété par piano, trompette, trombone . Virtuose, Bona frime avec une certaine bonhomie comme un jeu avec le public mais dès qu’il joue quel plaisir, quel talent. On voyagera des plaines d’Afrique jusqu’à Santa Clara et La Havane. Il invente avec ce Mandeka Cubano, un nouveau style, le jazz fusion festif qui a enchanté les spectateurs du vénérable Palais Garnier.

Il était un peu plus de 23h quand la formation très européenne de Manu Katché a pris place sur scène. Une jeune norvégienne, Ellen Andrea Wang, à la contrebasse stick et au chant, un très beau style, un son plus electrique qu’une véritable contrebasse mais aussi plus rond, plus péchu. Un pianiste anglais discret Jim Watson et un norvégien au sax tenor, Tore Brunborg et venant du sud de l’Italie, l’une des pièces maîtresses de ce 5et, le trompettiste et cornettiste Luca Aquino. Ils ont joué en une grande partie de leur dernier album, « Unstatic », mais le « live » lui donnait une tout autre puisssance. Bien que placée tout au fond de la scène, la batterie est très en avant, amenant ainsi un groove puissant. Les duos entre la trompette et le saxophone sont magiques, le lyrisme d’Aquino associé à la rigueur de Brunborg. Une musique très écrite qui laisse néanmoins une belle place à l’improvisation. Du jazz, en fait ! Manu Katché a tenté et réussi à faire chanter les spectateurs avant un rappel swinguant idéal pour nous accompagner sur le chemin du retour.

Un grand merci à Jean-Luc Thibault pour la photo et le covoiturage ainsi qu’à Chester pour m’avoir fait un peu de place!

André, Luc, Mike & Richard à Nice.

Sylvain Luc, Richard Bona, André Ceccarelli et Mike Stern se chauffent pour leurs futurs master class en donnant un concert au théatre lino Ventura le 31 octobre 2014. Un concert qui commence par… Un solo de batterie. Très beau chorus, très écrit mais très musical aussi, une belle mise en bouche de Stu Richie pour aborder le set du Guetta 5et puis celui des quatre master.

Gilbert Guetta 4et via la videoYoutube
Gilbert Guetta 4et via la videoYoutube

Première partie donc, trois titres et 45 minutes de très belles phrases musicales de Frank Taschini au ténor mais surtout au soprano, Giuliano Raimondo à la contrebasse, Massimo dal Pra au piano et donc de Gilbert Guetta aux guitares. Gilbert qui se transforme en maître de cérémonie (après tout c’est à son initiative que ce concert a lieu) pour présenter la soirée. Après quelques réglages d’ampli récalcitrant, Sylvain Luc, Richard Bona, André Ceccarelli et Mike Stern on fait la fête au jazz, à la musique, redoublant de politesse -on ne se tire pas la bourre- et de virtuosité. Il y a avait en fait trois solistes, deux guitares, une basse et un batteur. Derrière ses futs, André Ceccarelli fut (ah, ah) impérial comme toujours assurant à ses compagnons une assise rythmique impeccable.

Richard Bona capté du téléphone.
Richard Bona capté du téléphone.

On se souviendra de Mike Stern tentant d’imiter le chant de Richard Bona dans une berceuse camerounaise ou du duel plus fraternel que fratricide Luc-Stern ou du duo très enlevé Stern/Ceccarelli bien que Mike Stern semble souvent ne vouloir qu’effleurer ses cordes. Ils ont fini par un peu de rock teinté de funk car ils ne pouvaient tout de même pas laisser toute la place au jazz ;-). Ce n’est qu’au moment où Mike Stern, sans se départir de son éternel sourire, a posé sa guitare, qui semblait jusque-là être un prolongement naturel de ses deux bras, que l’on a su que, hélas, les lumières allaient se rallumer. Et on commençait à envier ceux qui le samedi et le dimanche suivraient les master-class animées par ces quatre-là!