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Fish live in Nice

Alex LamiaUne agréable première partie, Damnation, le groupe niçois pour un tribute set qui nous a permis de (re)découvrir les suédois d’Opeth. Un jeune et excellent guitariste Alex Lamia, belle présence de la chanteuse Valérie Noireaut et de belles harmonies vocales. A suivre donc.

fish2bPuis Fish et ses quatre musiciens prenait place pour près de deux heures d’un set grandiose. Fish a une voix grave, puissante et expressive qui sait aussi se faire délicate, tendre ou rageuse comme dans le « High Wood suite« , cinq titres enchainés où il évoque les fantômes, les massacres de la guerre de 14 dans la Somme où était son grand-père. Il a aussi une présence scénique, une gestuelle charismatique parfois même christique dans sa façon d’écarter les bras tout en portant son regard le plus loin possible comme sil cherchait à voir, à faire une connexion avec chacun. Il desendra dans la salle pour serrer la main des spectateurs tout en chantant jusqu’à ce que le fil de son micro menace de ceder. Mais Fish c’est aussi son groupe, Gavin Griffiths, un barobin boulttteur énergique mais discret, John Beck, tout nouveau dans l’équipe, un clavier très prégnant, pas de prog sans keyboard, Steve Vantsis, un bassiste efficace, mais surtout un guitariste, Robin Boult, virtuose, précis, aux riffs incisifs mais au chorus trop rare.

Un chanteur d’exception, un concert humaniste et généreux.

Mon Nice Jazz Festival 2014

Nice Jack Festival 2014jour 1,  8 juillet 2014

Incontestablement ce fut la soirée de Cécile McLorin Salvant,cecileMcLorin 20h50, la nuit n’était pas tombée, le trio prenait place sur scène rapidement suivi par la chanteuse aux fameuses lunettes blanches. Un répertoire éclectique allant de Judy Garland (« Trolley Song » repris avec une délicieuse voix enfantine) à Damia et Barbara (« Le mal de vivre » poignant avec une magnifique partie de piano) sans oublier Burt Bacharach ou Blanche Calloway (la soeur de Cab, première femme noire chef d’orchestre). Une voix magnifique qui sait swinguer aussi bien qu’émouvoir. Même si elle chante « Nobody listen to me » nous on l’écoutait avec délectation. N’oublions pas ses trois musiciens étasuniens de grande classe qui faisait bien plus que l’accompagner. Nul doute que l’on reverra sur la scène du théâtre de verdure Aaron Diehl avec son propre groupe d’ici peu de temps!
Le parrain niçois (du festival) Richard Gallianno prenait sa suite avec un NJO galianoau grand complet pour un hommage à Nougaro qui a enchanté le public malgré une légère fraicheur bien peu estivale qui tombait sur les épaules.


 

jour 2, 9 juillet

 

Le dilemme pour l’amateur de jazz en ce 9 juillet, Mc Bride ou Maalouf?

Vincent PeiraniHeureusement le début de soirée était tout trouvé avec le jeune et étonnant duo, le nissart Vincent Peirani à l’accordéon et Emile Parisien (qui ne l’est pas) au saxophone soprano. Un set ponctué par deux reprises de Sidney Bechet qu’ils tordent, revisitent, boostent au propergol pour les faire sonner comme des titres écrits hier ou demain. Il en va de même pour leur propres compositions ou quand ils s’aventurent dans le folklore macédonien. Très musical et bluffant.

Horaires décalés, on s’accorde quarante minutes de Christian McBride trio. Démarrage un peu lent mais dès le deuxième morceau le groove commence à envahit le théâtre de verdure. Communion parfaite des trois musiciens, McBride grand seigneur et immense bassiste ne manquant pas une occasion de mettre ne valeur ses deux acolytes, Christian Sands au piano et Rodney Green à la batterie. McBrideTrioMais il nous fallait rejoindre la scène Massena où prenait place 4 trompettistes, un bassiste, un batteur, un clavier et un guitariste.maalouf090714 Le groupe d’Ibrahim Maalouf qui passait en deux ans de la petite à la grande scène. Et quel spectacle, quel son, quel énergie. Les morceaux du dernier album s’enchainent, à peine le temps de présenter les musiciens que cela repart jusqu’au retour à Bierut, le tube qui finit en un hard rock déchainé (remarquable chorus de François Delporte à la guitare) comme un avant-goût du Deep Purple du lendemain. On reprend ses Illusions jusqu’à la fin du set qui laissera les spectateurs pantois mais euphoriques.


 jour 3,   10 juillet.

 

kennyGarret_hunterDeux grands moments ont ponctués cette soirée, coté Jazz, côté mer, The Kenny Garret Quintet. S’il fût le dernier saxo de Miles, c’est par une musique très Coltranienne qu’il commence son set. Alternant Alto et soprano, il est soutenu par le frappé puissant du batteur McClenty Hunter. La deuxième partie sera plus épicée, plus latine, le groove se fait chaloupé, il dessine la biguine du bout de son soprano amenant même le public à quitter les chaises pour danser au pied de la scène. Magique.

Suivaient, côté terre, un mythique groupe de hard-Rock anglais. Osons le dire leur violet est moins profond,GloverPaiceGillian le Deep Purple s’est bien éclairci, à l’aune de la couleur des cheveux des musiciens. Les aigus de Gillian ne le sont plus autant, Steve Morse hésite toujours entre Blackmore et Satriani mais ses soli sont toujours aussi exceptionnels. Le clavier Don Airey nous fait du Keith Emerson avec son vieux moog. Seuls les deux anciens de la rythmique Glover et Paice semble avoir l’énergie d’antan. Mais quand on peut aligner entre autres, « Into The Fire », » Lazy », « Space Truckin' » entrecoupés de titres plus récents et finir au bout de 60 minutes par le quadragénaire « Smoke On The Water » on est sûr de conquérir même le public le plus rétif. Et c’est après plus d’¼ d’heure de rappel qu’avec l’immanquable « Black Night » ils nous laissent exsangue de musique dans la nuit devenu noire!


jour 4, 11 juillet.

N’en déplaise aux Vençois, cette soirée était un peu Nuit du Sud.

tremplinOn quittera trop rapidement le quartet du niçois Tony Paeleman, beau jazz où sur le début du set le sax de J. Pontvianne semble prendre l’ascendant sur le piano du leader. Mais c’est l’annonce des vainqueurs du tremplin du Nice Jazz. Fred d’Oelsnitz Trio sera donc sur la scène du théâtre de verdure en 2015, les angevins Alex Grenier Trio seront eux programmés au off. Deux excellents lauréats, le jazz a de l’avenir et c’est tant mieux.

Juste le temps de rejoindre Masséna pour l’entrée en scène de la jeune New Yorkaise Robin McKelleRobinEtFred et ses quatre musiciens. Plus Rythm and Blues que soul, The Flytones on la pèche et Robin ne se ménage pas. Superbe voix, phrasé qui rappellera aux plus anciens Aretha Franklin. Très beau passage, assis en duo avec le bassiste Fred Cash, ils évoquent en musique leur parcours de New York à Miami. On laissera Cody Chesnutt faire son show très (trop?) bien rodé pour descndre vers New Orleans avec les cuivres du Butler, Berstein & The Hot 9. Henry Butler, le pianiste a le look de Ray Charles, mais le touché de Fats Weller dont le groupe jouera plusieurs thèmes. Bernstein alterne trompette, bugle et même un étonnant trombone soprano (tout petit mais musical). Dansant, fringuant, joyeux, une très belle mise en bouche avant le clou de la nuit,Dr John Live in Nice Dr John & The Nite Trippers. Accompagnés de l’incontournable tromboniste Sarah Morrow! Le roi de la voodoo music, Mac Rebennack passe allégrement du Steiway au clavier électrique enchainant les morceaux de sa voix rocailleuse. On aura même le droit à un titre à la telecaster! Tubes, classiques, ou morceaux plus récents, blues, boogie, zydeco, on traverse le bayou, le grand sud sous la protection de la fameuse tête de mort qui veille sur le piano. Sur la droite de la scène Sarah Morrow mène la troupe du bout coulissant et (coolisant) de son trombone. Après plus d’une heure de soul food musical, le groupe entame le standard « Good Night Irene », belle façon de finir pense-t’on dans les gradins mais non Dr John nous réservait son indémodable « Such a Night » près de dix minutes qui faisait, somme toute, un beau résumé de cette soirée.

Mais la soirée n’était pas tout à fait fini…RobinetAmaury
Au Bspot, les « Afters » ont battu leur plein durant tout le festival, assez tard dans la nuit, après un « Superstition » trépidant mené de la basse par Dwight Bailey, le bassiste de Dr John, Robin McKelle rejoignait la scène avec son batteur et son clavier  pour 25 minutes d’un « Chain of Fools » d’anthologie.


 

jour 5, 12 juillet.

Les nuages s’amoncellent sur la côte mais le Nice Jazz Festival semble être protégé par de hautes pressions qui écartent les nébulosités pour ne laisser la place qu’à la seule musique!

maggieGalacticLa Nouvelle-Orléans qui avait fait escale la veille au NJF nous réserve encore une surprise avec Galactic. Un groupe qui mêle toutes les influences de la musique, le jazz certes mais aussi le funk, le rock. Gros son, trombone tonitruant, guitare cinglante et surtout la voix de Maggie Koerner, chaude et expressive. Pas totalement abouti mais plaisant.

Vers la mer, The Low Budget Men du docteur Mariotinni avait rock’n’rollé la fin d’après-midi. joshuaMais tout le monde attendait Joshua Redman et son quartet. Et il ne nous a pas déçus. Chemise blanche, cravate parme, ténor scintillant, Redman a littéralement enchanté le public. Peu bavard, c’est avec son saxophone qu’il s’exprime. Epure et grâce, sa musique c’est le « Search for beauty » comme il le dira lui-même. Une apparente simplicité, des harmonies d’une grande subtilité, des dialogues piano-saxo, la pulsation du tandem contrebasse-batterie. Il n’hésite pas à quitter le devant de la scène pour laisser s’exprimer ses musiciens. Du jazz pur, du jazz moderne, de la musique céleste, du jazz quoi!

Ils joueront essentiellement de ses propres compositions jusqu’à un vibrant « Yesterdays » puis un final « Body And Soul », en hommage à Charlie Haden décédé la veille, émouvant jusqu’aux larmes qu’il avait (que nous avions) du mal à cacher.

Même Ed Motta et son groupe pourtant très carioca n’a pas vraiment réussit à détendre l’atmosphère. Il est vrai que cette musique nécessite sable, palmiers, cocktails avec parasol en papier pour vraiment fonctionner.

Mais après l’intense set de Joshua Redman, Aaron Goldberg, Reuben Rogers et Gregory Hutchinson qu’avions-nous besoin d’autre que du bruit des vagues sur les galets de la promenade des anglais!


Un peu plus de 32000 personnes ont partagé la musique ici cette année, malgré le foot et les nuages.

Keep On Groving!

PS: Cette chronique est humblement dédiée à Charlie Haden et Johnny Winter décédés pendant sa rédaction!

Finalistes du Tremplin Nice Jazz Festival 2014

NJF-TremplinJ’ai l’honneur  de faire partie du jury du 1er Tremplin Nice Jazz Festival.

Parmi les 27 projets reçus le jury à choisi à l’unanimité les groupes suivants :

Fred d’Oelsnitz trio / Pierre Marcus 4tet / Philippe Villa trio / Gibraltar / Alex Grenier trio / Thomas Galliano 4tet

Rendez-vous le 06 et 07 juillet 2014 Place Massena pour découvrir les groupes en live !

 

Dimanche 06 juillet 2014 – 19h
Alex Grenier trio (Angers)
Tout en s’inscrivant dans les fondements et les racines du jazz et du blues, Alex Grenier Trio n’hésite pas à renouveler avec énergie et générosité la fameuse formule : guitare – basse – batterie. La musique du trio se veut moderne, créative, menée par l’improvisation et la recherche d’un son organique et puissant. Un jazz chaleureux et sans détour qui ne peut laisser indifférent.

Line up : Alex Grenier – guitare / Hervé Moquet – guitare / Franck Durand – batterie

http://www.alexgrenier.fr

Dimanche 06 juillet 2014  – 20h
Thomas Galliano 4tet (Nice)
Ce jeune musicien Niçois d’origine est parti s’installer depuis plus de 2 ans à New York. Depuis son départ vers les Etats-Unis, il a accompagné des musiciens respectables tels que JD Allen, Dezron Douglas, Stacy Dillard, Rashaan Carter, Orrin Evans, Lucques Curtis, Benito Gonzalez, Tom Guarna… Thomas Galliano s’efforce d’être sincère et expressif tout au long de sa musique, en utilisant la créativité à son maximum, faisant passer une énergie qui est nécessaire pour transmettre son intention.

Line up : Jo Kaïat – piano / Kevin Tardevet – basse / Manu Carré – saxophone / Thomas Galliano – batterie

Dimanche 06 juillet 2014  – 21h
Gibraltar (Nice)
Le fil conducteur de ce quartet instrumental et de délivrer un jazz affranchi de ses frontières stylistiques, et dont le centre de gravité se situerait quelque part entre les Etats-Unis, l’Europe et l’Afrique. Au fil des compositions originales du saxophoniste on est ainsi transporté par une grande diversité d’influences rythmiques et mélodiques qui évoquent tour à tour l’Afrique Noire, le Maghreb, les Caraïbes, l’Espagne et la méditerranée ou encore le swing ou le groove Américain. Pour autant il ne s’agit pas d’imiter tel ou tel folklore mais bien de s’en imprégner tout en gardant la même instrumentation et le même son de groupe.

Line up : Benjamin Boutant – saxophone / Linus Olsson – guitare / Tony Sgro – basse / Cédric Ledonne – batterie & percussions

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Lundi 07 juillet 2014  19h
Philippe Villa trio (Nice)
Philippe Villa est un pianiste de jazz dont la réputation n’est plus à faire. Il se situe dans ce que l’on pourrait qualifier d’école « romantique » du piano jazz, celle qui va de Bill Evans à Keith Jarrett en passant par Paul Bley. Et comme les pianistes susnommés, il parfume son jazz d’effluves de Debussy, Ravel ou Satie. Pratiquant avec talent ce que Brad Meldhau appelle « the art of the trio », il joue une musique dont le swing n’est jamais absent, mais avec un sens aigu de la mélodie.

Line up : Philippe Villa – piano / Fabrice Bistoni – contrebasse / Gérard Juan – batterie

http://www.philippevillatrio.com

Lundi 07 juillet 2014 – 20h
Fred d’Oelsnitz trio (Nice / Lyon)
Les histoires font partie de la musique. Elles nous racontent, à travers rythmes et sons, les musiciens qui les fabriquent. La musique de Frédéric d’Oelsnitz fait référence à des histoires jadis contées, vécues ou venant de son imaginaire. Il a choisi de les illustrer avec la complicité de Gero Portal et de Stéphane Foucher. Ces deux musiciens ont parcourus côte à côte depuis plus d’une décennie nombre de scènes, de même que chacun d’eux avec Frédéric d’Oelsnitz. Ensemble ils ont une histoire.

Line up : Fred d’Oelsnitz – piano / Gero Portal – contrebasse / Stephane Foucher – batterie

http://www.freddoelsnitz.fr

Lundi 07 juillet 2014 – 21h
Pierre Marcus 4tet (Nice)
Jazz aux couleurs Modernes, les compositions personnelles du contrebassiste Niçois Pierre Marcus oscillent entre swing, blues, ballades et compositions plus contemporaines. Le Pierre Marcus Quartet nous fait voyager dans son univers jazzistique aux associassions diverses, fruit de ses nombreuses inspirations, rencontres et collaborations musicales qui ravira sans aucun doute les amateurs de Modern Jazz soigné et original.

Line up : Michaël Berthelemy – piano / Pierre Marcus – contrebasse / Joris Mallia saxophone / Alexandre Gauthier – batterie

https://www.facebook.com/pierremarcusquartet

21h45 : Boeuf entre les musiciens

22h30 : Délibération du jury

Membres du Jury
David Benaroche – La Ruche
Yannick Denizet – Imago records
Romain Vigna – Ville de Nice
Franck Bigoin – Animateur radio
Daniel Chauvet – Jazz Hot
Jacques Lerognon – Journaliste Jazz Nouvelle Vague
Gilbert d’Alto – Journaliste Jazz La Strada
Géraldine Martin – Journaliste Jazz Agora FM
Marta Wydler – Aquarelliste de Jazz
Jean-Louis Neveu – Photographe de Jazz

1°/-GRAND PRIX, Prix du Nice Jazz Festival 2015 :
¤ Programmation au Nice Jazz Festival en juillet 2015, pour laquelle La Ville de Nice prendra en charge les frais d’hébergement. Auquel s’ajoutent : Un prix complémentaire de 150 euros par musicien, remis à l’issue de la prestation musicale décrite ci dessus.

¤ Première partie d’un concert à la salle Grappelli à Nice pendant la saison 2014/2015 pour laquelle La Ruche prendra en charge les frais d’hébergement et de déplacement.

¤ Le Prix du Studio Imago records : Deux jours d’enregistrement au Studio « Imago records » à Nice ; (enregistrement et mixage) dans l’année qui suit leur participation au Tremplin et à l’occasion de leur prestation à la salle Grappelli à Nice pendant la saison 2014/2015.

Les groupes ne respectant pas les délais fixés ci-dessus ne pourront demander aucune indemnisation en contrepartie.

2°/-PRIX DU PUBLIC, Prix de la SACEM du Nice Jazz Festival OFF 2015 :
¤ Programmation au OFF du Nice Jazz Festival en juillet 2015, pour laquelle La SACEM prendra en charge les frais d’hébergement. Auquel s’ajoutent : Un prix complémentaire de 100 euros par musicien, remis à l’issue de la prestation musicale décrite ci dessus.

 

Baptiste Trotignon & Mark Turner

BSopt Nice l09/10/2013

Trotignon Turner21h30, Baptiste Trotignon et Mark Turner sax en main se frayaient un chemin à travers les tables chargées de verres et d’assiettes des spectateurs venus profiter d’un diner pré concert. Ils entament par deux titres de leur récent album « Dusk Is a Quiet Place », fort bien nommé pour l’ambiance calme et diffuse qui se dégage de ce début de set. Le titre suivant, plus étonnant, est un prélude de Chostakovitch. Les deux musiciens dialoguent sur scène avec leurs instruments mais contrairement à la vie courante, magie du jazz, de la musique, ils parlent et écoutent en même temps. Chacun des deux musiciens est le catalyseur de l’autre. Leur musique est sophistiquée, délicate et envoûtante. Chaque note semble être réfléchie avant d’être jouée durant les deux heures d’un jazz de très haute tenue.

Blues Night au théâtre de verdure

OC Brothers-Dr Feegood,-Popa Chubby

Au New Blues Festival

Théâtre de verdure Nice, le 2 aout 2012

OC Brothers ouvrent le bal. Bien connu des amateurs azuréens de cette musique de l’âme, les frères Cosoleto chauffent le théâtre avec brio. Ils pourraient, par moment, être de Chicago ou de quelques villes du sud des US tant leur musique est imprégnée de celles de leurs maitres américains.

Steve Walwyn of Dr Feelgood
Steve Walwyn of Dr Feelgood

20h, c’est l’heure de Dr Feelgood. Et dès leur premier titre « Hoochie Choochie Man » on se sent bien (Feelgood ah, ah!). Trois vieux anglais à l’air sage et un chanteur roux et bondissant. Mais très vite la cravate du guitariste est remisée sur l’ampli pour mieux laisser s’exprimer la telecaster. Les tubes s’enchainent avec ferveur, « Roxette », « She Does It Right » (« Elle fait ça bien »!), « Milk and Alcohol », « Down at The Doctor ». La basse et la batterie pulsent exactement comme il faut pour maintenir la tension. Steve Walwyn enfile son bottleneck, change de guitare et se lance dans ce qui sera le zénith du set, un long blues instrumental où il fait preuve d’un feelling et d’une virtuosité bluffants.
Et même s’ils n’ont pas le charisme et la frénésie du groupe de Lee Brilleaux et Wilco Johnson, ils méritent quand même leur nom de Dr Feelgood!

Pus vient à22h Popa Chubby

Popa Chubby live in Nice

dans son gilet noir 6XL. Il rentre sur scène brandissant une bouteille de Merlot, qu’il abandonnera très vite au pied de la batterie pour épauler sa Stratocaster. Il entame par un « Hey Joe » survolté qui mettra dans l’ambiance dès la première mesure. Le blues de Chubby est un peu comme sa ville New York incomparable. Un cocktail blues, rock et hard digne du meilleur barman de la grosse pomme! Des reprise, des compos persos (dont un nouvel instrumental inédit). Il s’assoit sur un tabouret et sa guitare susurre les notes du film « the Godfather » avant d’exploser dans un chorus vertigineux. Peu après toujours assis, il transmute « Over The Rainbow ». Mais le top sera, à quelques minutes de la fin, sa somptueuse version de « Halleluyah », un tel concentré d’émotions donnerait l’envie à son créateur Leonard Cohen de se faire moine ou même à Jeff Buckley de plonger (avec ou sans rangers) dans les eaux du Mississippi.

Un nouveau festival musical consacré au blues à Nice avec une telle affiche pour le premier soir, que du bonheur!