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Du Metallica par un trio jazz!

M&T@L: IK

(Label Durance)

Jouer du Metallica quand on est un trio jazz, basse, batterie, saxophone peut semblait une étrange idée, voire une gageure, mais l’écoute de ce Cd prouve qu’ils avaient bien raison d’essayer car ils ont réussi à faire groover des compositions de heavy metal. Les riffs sont confiés tantôt à la basse de Laurent David, tantôt au saxophone de Thomas Puybasset, voire parfois au deux. Ils se chargent de même des chorus ou de la réincarnation des parties vocales. Bluffant ! Maxime Zampieri assure une rythmique puissante à la batterie. Si sa grosse caisse est très sollicitée, la finesse de son jeu se retrouve dans l’usage souvent étonnant des cymbales.

Ecouter leur version de « Master of Puppets » ou de « SeekAndD Destroy » vous serez convaincu. En plus, au moins deux d’entre pourraient tout à fait passer pour des métalleux.
Vont-ils s’essayer à Motorhead pour leur prochain opus ?

Disponible en numérique sur Label Durance

Deux trios au Cri du Port

Pierre Fénichel trio – trio BIS live au Cri du port

Pour cette soirée de clôture de la saison l’équipe du Cri du Port avait convié, deux groupes du Label Durance, le trio de Pierre Fénichel et le trio BIS.  Une bonne occasion de découvrir cette salle au pays de Gyptis et Protis.

fenichel v2Le contrebassiste Pierre Fénichel, accompagné d’Alain Soler à la guitare et de Cédrick Bec à la batterie, entamait la soirée.Ils présentaient leur album « Breitenfeld », hommage à Paul Desmond. Des tempi plutôt lents, un set presque intimiste mais très inventif, où guitare et contrebasse se renvoient les impros, les parties mélodiques,  sous la férule rythmique du jeune batteur souriant, un air faussement discret mais une grande subtilité et une efficacité redoutable.bec jzIls quittèrent la scène après plus d’une heure pour laisser la place au Trio BIS, seule changement apparent,Raphaël Imbert monte sur le plateau avec ses saxophones et sa clarinette basse, Alain et Cédrick reprenant leurs places et instruments.soler imbert jz Mais dès les premières notes du ténor, on sait que l’on a changé de répertoire, de rythme. La guitare se fait plus nerveuse, plus de distorsion, moins de flanger, les baguettes percutent avec plus de force.Ne partez pas, cela reste du jazz, parfois même du freejazz, même quand ils reprennent de façon très nerveuse le No Reply des Beatles, Imbert est passé au soprano et ne semble plus vouloir le reposer. Après quelques titres, le trio devient quartet, Fénichel retrouve sa contrebasse, pour une belle fin de soirée avec le tube de Desmond, un Take Five d’anthologie, revigoré, finalsuivi d’un rappel qui nous mènera tard dans la nuit.

Laissons passer l’été pour retrouver cette salle et sa nouvelle programmation.

Franck Marco – « Monkey Dreams »

Franck Marco

Monkey Dreams

 Label Durance/Orkêstra international

 

Monkey-DreamsMême si le nom du batteur Franck Marco figure en plus grosses lettres sur la pochette, il signe la plupart des compositions, le guitariste Alain Soler fait un boulot prodigieux sur quasiment tout le disque que cela soit dans les soli de blues que dans l’impro pur. En fait c’est l’album du trio Marco, Soler D’Hauenens (à la basse fretless) rejoint par des amis musiciens deux titres un (classique) saxophone, et un violoncelle bien moins courant et pourtant cela passe superbement bien. Déconstruction rythmique, impros étirées, le cello pleure, vibre, le sax stridule, on écoute presque inquiet quand les mesures plus classiques d’un blues viennent nous rassurer. Le tout fini par un délicat duo piano batterie comme si Eric Satie rencontrait Tony Williams. De la belle ouvrage made in Provence!