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Sheryl, Meredith, Keith et Marc à Altamont

Marc Villard

« Sharon Tate ne verra pas Altamont »

Cohen & Cohen Collection « Bande à part »

 

altamontVoilà un texte de Marc Villard qui n’avait pas eu toute sa chance lors de sa première parution en 2010 chez feu Biro éditeur, celui-ci disparaissant du marché peu après sa publication. Cette nouvelle édition ne comporte pas les photos d’illustrations de la première mais est doté d’une superbe photo en couverture du jeune Keith Richards et sa telecaster.

Si pour Gainsbourg, 1969 fut une année érotique pour Marc Villard, elle fut celle de la fin du rêve et de l’utopie hippie. 6 décembre 69, concert d’Altamont, pendant le set des Rolling Stones – ils voulaient leur petit Woodstock à eux- les Hell’s Angels chargés de la sécurité (?!!) du festival assassinent à coup de poignards et queues de billards Meredith Hunter pendant que Keith Richards et ses potes jouent « Sympathy For The Devil » .

Mais Villard fait remonter ce déclin à la mort accidentelle (?) de Brian Jones, le guitariste des Stones, le 2 juillet de cette même année. En partant de cette noyade, en passant par l’assassinat par des membres de la secte de Charles Manson de Sharon Tate, épouse Polanski, pour finir par ce macabre concert californien l’auteur dans un prenant docu-fiction en forme de novella de près de cent pages nous raconte à travers la courte vie de son héroïne de fiction Sheryl.

Mais c’est quand il nous relate le fameux concert que l’écriture de Marc Villard devient étonnante, le rythme des mots semble coller tantôt aux riffs de Keith Richards tantôt aux chorus du tout jeune Mick Taylor et donne l’impression que l’on était nous aussi sur le tristement célèbre circuit.

Alors certes, la philosophie hippie n’était qu’une utopie mais elle valait bien mieux que l’actuel course à la mondialisation ou cette « I-utopie » consumériste que nous propose la marque à la pomme, hélas!

Keep On Rockin’!

Nono Krief & Status Quo à Juan

NNK Band et Status Quo à Juan

Le 30/07/2012

Le soleil éclaire encore la baie avec ardeur quand Nono (Norbert Krief)  balance son premier accord. Il va s’en suivre 56 (trop courtes) minutes de pur Rock’n’Roll. Il commence par des titres de son dernier album puis un boogie instrumental (clin d’œil au Quo qui vient juste après) enchainé sur une  très belle reprise de « On The Road Again« . Vient l’heure du moment de nostalgie avec un medley de tubes de Trust.  « Antisocial » avec les hurlements et les chœurs approximatifs du public.

Pat et Nono
Midnight Rambler

Le set se terminera par un magistral « Midnight Rambler » qui fait la part belle à Pat LLaberia qui a épaulé pour l’occas sa Les Paul. Pat qui a le look du Keith Richards d’il y a quelques années et la voix de Jagger par moments. On regrette de les voir partir si vite mais le temps de boire un verre, Status Quo, Francis Rossi, Telecaster en bandoulière en tête,  a pris possession de la scène. Et là aussi, le Rock est à la fête. Nos papys anglais ont encore bien la pêche, le boogie doit conserver bien mieux que les médications.

duo de guitares

Pendant 1h30 ils vont aligner les chansons sur un rythme frénétique. « What Your’re Proposing« ,  « Whatever You Want » et le très oubliable « In The Army Now » mais aussi une belle cover de « Rockin’ All Over The World » du Fogerty mais qui pourrait être leur devise (avec la livre anglaise!). Mais le Quo ce n’est pas que le boogie, il joue aussi du rock et même un bon vieux blues comme le « Rock Me Baby » qui a entamé le premier rappel.

Encore une belle soirée musicale. Merci Norbert, merci Francis. Et les autres!