Nice Jazz Festival 1ère soirée

8 juillet 2012

Sur la scène Masséna c’est China Moses qui ouvre le bal. Robe bustier sombre, un verre de rosé à la main, accoudée au piano elle charme les photographes avant d’interpréter  quelques titres de son prochain album. A moins d’une encablure de là, le maire déclare ouverte la deuxième édition de NJF en présence de la marraine Dee Dee Bridgewater.  Elle prendra possession, envoutante, de la scène quelques minutes plus tard. Du Billie Holiday, ses propres thèmes et un final grandiose « Ev’ry day I got the blues » avec China, sa fille qui la rejoint sous les projecteurs. Non loin, au théâtre de Verdure, Ibrahim Maalouf interprétait son titre fétiche « Beirut ». Une trompette qui susurre des notes à peine esquissées jusqu’à un final d’une guitare heavy métal hurlante, saturée. Plus tard, Galliano, Eddy Louiss, un batteur, un bassiste et une section de 4 violoncelles proposaient un jazz atypique mais quelque peu hermétique.
Nuit magique N°1.

Flavio Boltro « Joyfull »

Flavio Boltro 5et

« Joyfull »

Bonsaï Music

ARtwork Flavio Boltro 5etUne nouvelle formation pour ce fameux trompettiste transalpin, désormais installé en France. Deux compères italiens Pietro Lussu aux pianos, Rosario Giuliani aux saxophones, un bassiste de grande classe Daryl Hall et un batteur que l’on ne présente plus André  Ceccarelli. Des musiciens réunis pour nous offrir un jazz dynamique, très vigoureux. Falvio Boltro a un son de trompette très personnel, très éloigné de celui de ses compatriotes Fresu ou Rava. Il sonne par moment presque comme un trombone, comme dans le très Parkérien « Black Jack« . Soutenu par le « drumming » si particulier mais remarquablement efficace de « notre » Dédé, le 5et se lance dans de grandes envolées quasi lyriques, les deux cuivres rivalisant de dextérité et de grâce, épaulé par un piano discret et raffiné. Sur trois titres, le chant d’Alex Ligertwood vient presque ravir la vedette au groupe. Une étonnante reprise du « Every Breathe You Take » de Sting. La très funky composition de Boltro, « See You Tomorrow » et l’effervescente adaptation du « Sidewinder » de Lee Morgan.  Mais la petite perle de l’album est la version en duo de « Over The Rainbow » qui fait la place belle à un Daryl Hall majestueux. Et si comme le titre l’annonçait clairement, on a à faire  un album des plus joyeux, l’apothéose est dans « The Preacher« , le morceau qui clôt l’album dans une jubilation musicale des plus communicatives.

Du blues, du jazz et du roman noir… Et du bon vieux Rock