Archives pour la catégorie World Music

Youn Sun Nah Live in Nice

Youn Sun Nah

New Jazz Festival.
Théatre Lino Ventura Nice 22/1014

C’est le quartet de Yael Angel qui assurait la première partie de la soirée. Puis Youn Sun Nah nous souhaitait de sa voix faussement fluette une bonne soirée qui commençait par une reprise de Nine Inch Nails, « Hurt » et les cris d’un bébé enthousiaste(?) vite gérer par la maman. Tout d’abord simplement accompagnée par la guitare d’Ulf Walkeniusvincent et simon puis rejoint par l’accordéoniste niçois Vincent Peirani et le bassiste marseillais Simon Tailleu pour quasiment deux heures de moments magiques. C’est d’ailleurs ce « Momento Magico » qui clôturait le set avant les rappels. A l’aise dans tous les styles, jazz, folklore suédois ou coréen, country étasuniens et même dans le fantasque « Pancake ». Mais la grande force de la coréenne, outre sa voix dont elle tire des sonorités renversantes, c’est la communion, la complicité qu’elle réussit à instiller entre ses musiciens. Les duos/duels entre Peirani l’accordéoniste aux pies nus et Ulf Walkenius, le guitariste à la casquette ont réjoui nombre spectateurs. Un beau moment d’émotion quand Youn Sun Nah salue dans leur langue (et la sienne donc) un groupe de coréennes venues assister au concert. C’est avec « My Favourite Things » qu’elle chanta en s’accompagnant d’un kalimba que les lumières revinrent définitivement.

Zakir Hussain & Masters Musicians of India

Zakir Hussain & Masters Musicians of India

Théâtre Lino Ventura  Nice 23/10/14

Il est rare qu’une première partie de concert soit aussi passionnante que celle de la « vedette » et ce fut le cas ce jeudi au théâtre Lino Ventura.
Le duo Rishab Prasanna à la flute bansuri & Davy Sur aux percussions a carrément enchanté le public pourtant venu pour le grand Zakir Hussain. Ils prennent le temps entre chaque morceau d’en expliquer le sens, la genèse. Leur complicité se ressent dans leur musique. Leurs voix viennent parfois se mêler à leurs instruments, comme une sorte de scat hindi. Une belle découverte!

 

Puis pendant presque deux heures, Zakir Huassain derrière ses tablas a joué avec un puis deux, trois et enfin cinq musiciens, ses complices, tous en tenues traditionnelles de leur région.
abbos Kosimov Ah, les magnifiques bottes à pointe de l’usbek Abbos Kosimov, joueur de doyra! Sabir Khan et son sarangi, une vielle à archet aux sonorités multiples. Son duo avec Hussain a viré à un moment quasiment au heavy métal comme si Jordi Savall (celui de « Tous les matins.. ») jouait une cover de Satriani avec Ginger Baker sur les bords du Gange…   Certains moments, il faut l’avouer, étaient parfois un peu hermétiques pour nos oreilles occidentales mais leurs talents réunis ont su entrouvrir pour nous les portes de la perception.

Sabir et Zakir sont sur un tréteau
Sabir et Zakir sont sur un tréteau

Tous de merveilleux musiciens chez qui la virtuosité m’empêche en rien la musicalité.

Concession à la modernité, restriction de budget ou avion manqué, le sitar était joué par un Ipod au pied de Rakesh Chaurasia, le flutiste.

Et Merci à Märta Wydler pour la belle illustration du haut. Une aquarelle peinte pendant le concert.