A Night at the Opera

Pour cette dernière soirée des Nice Jazz Festival Sessions 2021, nous étions gâtés. Du jazz grand format dans la superbe salle de l’opéra de Nice. Deux big bands se sont succédés sur la scène. Tout d’abord, le Nice Jazz Orchestra (NJO) dirigé par Pierre Bertrand.

Puis le Amazing Keystone Big Band et ses quatre co-directeurs artistiques.

Le NJO invitait le crooner napolitain Walter Ricci. Il rejoignait donc la chanteuse Marjorie Martinez sur le devant de la scène.  Le programme concocté pour cette soirée est composé de reprises de tubes de l’année 1966.  

Et pour se mettre bien dans le bain, un « Route 66 » pris à tempo élevé (beau chorus d’Amaury Filllard à la guitare)

suivi par « Daydream » des Lovin’ Spoofull. Un brin de pop et de rock dans du jazz? Ça sonne vraiment bien. Walter Ricci semble aussi à son aise dans ce répertoire. Pierre Bertrand s’offre un petit solo à la flute piccolo. Suivent deux thèmes aussi éloigné que « Eleanor Rigby » des Beatles et « 20 años » du Buena Vista Social Club. On n’égrènera pas ici tous les titres. On note juste la petite sérénade napoletana de Ricci qui s’accompagne au piano puis un petit blues à quatre avant la surprise de la soirée, le retour de Frederica Randrianome sur la scène.

On a l’habitude de la voir, micro en main, nous présenter les différentes soirées. Mais là, avec l’orchestre, la surprise est totale. Elle nous interprète, de fort belle manière, « Summertime » de Gershwin, mettant ainsi un peu de chaleur estivale dans les premiers frimas azuréens.

Marjorie et Walter reviennent finir le set avec un  » Let’s Go Get Stoned », signé Ray Charles, des plus vivifiant lui aussi avec son chorus de baryton.

Il est temps de laisser les techniciens installer le matériel pour le big band suivant. C’est qu’ils sont dix-huit à caser sur le plateau et quatre trombones cela prend de la place!

22h20, tout le monde est sur sa chaise, les premières notes de « Stompin’ At The Savoy » s’échappent.

« We Love Ella » titre générique du concert de l’Amazing pour ce soir. Des titres popularisés par Ella Fitzgerald avec, ce soir, la voix de l’époustouflante Célia Kameni.

A un très enlevé « The Gentleman Is a Dope », (and not my cup of tea) et son beau chorus de ténor par Jon Bouteiller, succéde « Sometimes I’m Happy » avant un très poignant « Cry Me a River ». L’orchestre semble même arrêter de jouer pour mieux profiter aussi du chant intense et habité de Célia Kameni.

Un petit intermède fun, avec « Le lapin blanc » d’Alice aux Pays des Merveilles, extrait de leur mise en musique du conte de Lewis Carroll. Toutes sortes de chorus, du sax baryton au petit flutiau.

Ils reviennent à Ella avant le second intermède, la présentation du big band, section par section. David Enhco endosse le rôle de Monsieur Loyal pour, tour à tour, nous décrire les instruments et les instrumentistes avec beaucoup d’humour.

Un dernier morceau pour conclure, en forme de faux rappel, « Douce Nuit/Silent Night » porté, une fois encore, pour notre plus grand plaisir par la chanteuse qui se fait alors délicieusement tendre.

Des soirées comme celle-là, on en redemande! 

le 06/12/21 à l’Opéra de Nice-Côte d’Azur (06)

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