Nice Jazz Festival 1er soir

Le 12/07/21 à la scène Masséna – Nice (06).

En prélude aux concerts du jour, Robert Roux, adjoint à la culture de la ville de Nice, remet au saxophoniste, compositeur et chef d’orchestre Pierre Bertrand le trophée Ferret du Nice Jazz Festival 2021. En présence de Sébastien Vidal et Frederica Randrianome, respectivement directeur artistique et directrice de ce NJF.

Puis l’heure de la musique a sonné et quoi de mieux pour un festival de jazz que de commencer avec un trio piano-basse-batterie. Surtout si c’est celui du jeune américain Christian Sands. Un set de près d’une heure entre jazz moderne et classique. Le pianiste a la main droite tellement volubile qu’il en oublie parfois de jouer avec la gauche. A ses côtés, le bassiste Yasushi Nakamura et le batteur Clarence Penn lui tisse une toile rythmique à la texture resserrée pour lui laisser toute les possibilités pour faire voler les notes de son Steinway.

Un second trio lui succède. Celui du pianiste arménien Tigran Hamasyan. Formation proche dans la composition mais au style totalement différent. La musique de Tigran est beaucoup plus éthérée, introspective. Elle laisse peu de place aux spectateurs pour s’y infiltrer, surtout quand le pianiste chante ou siffle sur ses propres notes. Dans quelques rares moments, en pur trio, sans artifice, la magie opère et le frisson parcourt alors tout le public.

Un long entracte où l’on peut se restaurer tandis que les techniciens s’affairent à installer le prochain plateau. Amplis, batterie, claviers et, en fond de scène, un élégant drapé moiré. Pendant ce temps, les quelques places assises encore vides ont trouvé preneurs. Mais à un concert de Catherine Ringer et son band, on ne reste pas longtemps assis. En moins de deux minutes et bien avant la fin de « Les histoires d’A. » tout le monde est debout, balançant son corps de droite à gauche ou l’inverse selon les opinions politiques du spectateur. Sur la droite, les deux guitaristes, tout droit sorti d’un groupe de rock sudiste, mènent le bal. Ils changent d’instruments à chaque morceau, balançant riffs et chorus comme s’ils jouaient vraiment du rock. La vedette de la soirée, Catherine Ringer n’a rien perdu de sa vigueur, de son humour, sa voix assure toujours autant. Les musiciens sont littéralement à son service. Ils font tout pour mettre en valeur ses chansons pour certains quadragénaires. On n’aura pas longtemps à attendre avant d’entendre « Marcia Baïla ». Les autres tubes suivront tout au long de la nuit. Bien sûr, on pourra dire que ce n’est pas du jazz. Ce n’est pas du rock non plus mais après cette longue période de disette musicale, cette French Touch fait quand même du bien.

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