Steve Gadd & George Benson à Juan

Grosse chaleur pour cette première Jammin Summer session du 59e Jazz à Juan, ce qui n’empêche pas que tous les sièges disponibles de cette scène de la petite pinède soient occupés. La trompettiste montréalaise Rachel Therrien nous propose de découvrir son répertoire. Elle a déjà quatre disques à son actif. Un jazz assez classique à la façon de ce bon vieux Freddie Hubbard. Un son de trompette très chaleureux.
Le temps de passer la fouille à la porte de la grande pinède, Jean-René Palacio annonce les premiers invités de la soirée, le batteur mythique Steve Gadd. Un habitué qui vient, cette fois-ci, avec son propre groupe dans lequel on retrouve Walt Fowler, trompettiste de Frank Zappa dans ses belles années. Ils jouent un répertoire extrait de leur album éponyme. Un jazz-rock très eighties dont une compo signée de Fowler. Il s’essaye ensuite avec bonheur au blues avec de fort goûteux solis de David Spinoza à la guitare puis le plus beau moment du concert, un thème dédié au regretté George Duke, une très jolie ballade où trompette et guitare dialoguent sous la baguette, en fait les balais, du maestro.Nous aurons même droit, peu avant la fin du set, à un rythm and blues façon Blues Brothers où les claviers de Kevin Hays se feront sax ou trombone.
Mais l’heure tourne vite quand la musique est bonne, le quintet se retire pour laisser la place au « Boss of The Guitar » Mister George Benson, himself. Gadd ayant tenu la batterie dans plusieurs enregistrements du guitariste, la liaison est toute faite.
Ses musiciens ont à peine le temps de s’installer que Benson empoigne son Ibanez et se lance dans une des phrases magiques dont il a le secret. De la soul pur jus, version instrumentale d’abord, puis il se place devant le micro pour chanter. Le charme opère une nouvelle fois. Quelle voix! Le frisson même, quand il entame l’incontournable Unforgettable, forcement groovy! Un long passage crooner soutenu à certains moments par sa jeune percussionniste, Lilliana de los Reyes. Ils nous feront descendre ensuite jusqu’à la Nouvelle Orléans et son swing. Un court séjour en Californie avec Week-end in LA, du pur jazz qui permet à Michael O’Neill de ferrailler avec son leader, manche à manche, six cordes contre six cordes. On passe, en fin de set, carrément au disco avec le méga tube qu’est Gimme The Night. Peu importe tout le monde est déjà debout pour le rappel.

Le 13/17/19 à la Pinède Gould – Juan-les-pins (06)

 

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