Laurent David en solo

Laurent David: Naked

(Label Durance/Absilonne)

Certains ont découverts le bassiste Laurent David avec Ibrahim Maalouf ou dans le trio jazz musclé M&t@l, d’autres l’ont entendu, plus récemment, dans l’étonnant projet Shijin avec Jacques Schwarz-Bart ou aux côtés de Guillaume Perret,  Didier Lockwood et bien d’autres. Il s’essaye dans ce nouvel album, Naked , à l’exercice tentant mais risqué du disque solo, inaugurant une collection sur le label Durance. Pour corser le challenge -outre la photo de pochette christique-  il ne s’autorise ni looper, ni overdubs. La basse, l’ampli, quelques pédales d’effets, quatre cordes et ses deux mains. Il commence dans The Invisible Hand par triturer une gamme comme pour mieux nous apprivoiser et se laisser aller alors dans les morceaux qui vont suivre. Descente de manche en accords, chercher les aigus de la basse, prendre son temps puis accélérer le tempo en poussant l’instrument dans ses derniers retranchements. Laurent David signe neuf des dix compositions, et nous offre une subtile transcription du Lonnie’s Lament écrit par John Coltrane en 1964. Une basse ronde faite de pleins et de déliés comme une belle écriture à la plume sergent Major.
Un petit bijou où l’élégance prime sur la technique et la mélodie sur la virtuosité.

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