Ballaké et Vincent à la Fondation Maeght

C’est un très beau chat roux, nonchalamment  allongé sur un mur, tel un sphinx débonnaire, qui accueille le public, dans le labyrinthe Miró de la fondation Maeght  Le violoncelliste Vincent Segal et son vieux complice, Ballaké Sissoko avec sa kora prennent place sur la petit scène à l’ombre d’une œuvre monumentale de l’artiste catalan.Un concert à l’initiative du Festival de St Paul de Vence et de la Biennale Internationale de St Paul de Vence.

Il fait à peine jour mais les deux musiciens préfèrent jouer sans les éclairages prévus par l’organisation. Jusqu’à la pénombre, nous raconte Vincent Ségal, comme ils le font devant la maison de Ballaké Sissoko à Bamako. Leur répertoire est inspiré de la musique traditionnelle malienne qu’ils revisitent à leur manière. Le violoncelle joue le thème à l’archet mais sert aussi de percussions ou de rythmique, façon contrebasse jazz. Les voix de la Kora sont aussi multiples. La vingtaine de cordes pincées, frottées par Ballaké Sissoko, sonnent, résonnent, étonnent, entre harpe et luth.

Le dialogue des deux amis, des deux instruments, est intense, subtil. L’harmonie des harmonies. Un concert magique dans un cadre somptueux avec des musiciens singuliers.

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