Pasi & Lenny à Juan

le 12 juillet à La Pinéde Gould.

Dernier concert d’une période rock avant d’attaquer le Jazz (f)estival.
Nous sommes bien dans la pinède Gould de Juan-les-Pins, en avant-première du 58e Jazz à Juan, un bluesman et une rock star.
Pour le blues, l’harmoniciste et chanteur Charles Pasi en quartet. Un habitué des lieux, il est passé du off à la première partie de Santana en 2015. Il nous offre un set allègre d’un blues groovy secondé par un guitariste aux soli incisifs souvent funky. Le jeu d’harmonica de Pasi est toujours aussi magistral et sa voix, son chant, son plus mature. Quelques reprises, des titres de ses albums et en rappel un sympathique moment où les musiciens échangent ses instruments pour finir tous sur la batterie, qui frappe sur un tom, qui taquine la cymbale ride ou la charleston. Il aurait pu poursuivre un peu d’ailleurs car malgré un changement de plateau rapide, on a dû patienter jusqu’à 22h (mesures de sécurité à l’entrée obligent) pour voir arriver la vedette de la soirée. Lenny Kravitz, himself, coiffure afro, lunettes foncées, guitare en bandoulière.  Un gros accord, Coltrane, Petrucciani doivent se demander que se passe t’il à Juan? Du rock. Du rock, un peu glamour tout de même mais du rock tout de même surtout grâce au  guitariste, Craig Ross, présent dans tous les instants, compositeur de certains des morceaux et surtout merveilleux soliste, le feeling accroché au manche de sa Telecaster, de sa Les Paul , il pimente le set de ses chorus très seventies. Le groupe derrière (claviers, basse, batterie, trompette, sax  ) assure aussi une belle cohésion. Le répertoire, son nouveau single prélude à l’album Raise Vibration (prévu en décembre) et des tubes, des classiques pris dans ses albums précédents. Son « I’m gonna play some old material now » déclenche une immense exclamation du public. Citons en quelques uns, piqués dans la setlist « Stop Draggin Around« , « Fly Away« , « Are You Gonna Go My Way » (immanquable), le vieux truc des Guess Who avec son riff implacable, « American Woman » , « Let Love Rule».
Un beau spectacle, intense où rock et émotion se conjuguent au pluriel. On regrettera cependant que la figure tutélaire de Prince soit encore trop présente dans son show.

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