Rebus is back!

Ian Rankin

« Debout dans la tombe d’un autre »
« Standing in Another Man Grave« 

Le Masque – 22.50€

Traduit par Freddy Michalsky

ianRankin

Ian Rankin a mis à la retraite son flic préféré en 2010 (2007 en VO Exit Music) pour se consacrer à un autre personnage Malcom Fox mais il l’avait dit, il ne s’interdisait pas de le faire revenir. Et bien on peut vous l’annoncer Rebus is back depuis la fin de l’été! La retraite ne lui convenait pas, ni à Rankin semble-t’il donc ce roman marque le retour de John Rebus, retraité maussade qui réintègre la police comme civil dans le SCRU, les affaires classées écossaises. Le titre, intrigant et lugubre, provient d’une chanson de Jackie Leven, un célèbre scottish songwriter, hélas décédé, il était ami avec Rankin. Un titre que Rankin, a déformé, l’original plus poétique, « debout dans la tombe d’un autre » est devenu « Debout dans la pluie d’un autre »*. Soit en grand breton « Standing In Another Man’s Rain » devient « Standing In Another’s Man Grave« . Rebus voudrait, grâce à un changement dans la loi, redevenir inspecteur mais le service des « Plaintes », Malcom Fox en particulier, a un gros dossier sur lui. Ainsi les deux séries sont réunies. Alors qu’il végète dans son nouveau bureau, une femme vient lui signaler que la disparition de sa fille ressemble beaucoup à de nombreux autres cas le long de la route A9 (elle traverse l’Ecosse d’Edimbourg à Inverness). Intrigué, Rebus va se pencher sur le cas, établir les points communs, relancer l’enquête et même retrouver provisoirement sa place à la crim’, et son ex adjointe/amante Siobhan Clarke. On pourrait craindre une énième et banale histoire de tueur en série mais Rankin est plus fin que ça car l’enquête va plus s’attarder sur les rapports entre les différends flics, les différends services les différentes méthodes d’investigation, à l’ancienne pour Rebus (informateurs, discussions de bar, interrogatoires multiples, intuitions, mépris pour la hiérarchie), modernes pour la plupart des autres (profilage, ADN, scènes de crime, GPS, ordinateur et base de données). Près de 500 pages qui se lisent quasiment d’une traite tant l’auteur maintient un bel équilibre entre la tension narrative (on veut savoir) et petits détails, légères digressions (l’A9 longe un grand nombre de distillerie, les gouts musicaux datés mais excellents de Rebus). Les anciens lecteurs sont déjà attachés aux personnages, ils se régaleront de les voir évoluer, vieillir encore un peu, ne pas céder au désespoir mais mal supporter la morosité de la vie. Ceux qui découvriraient le couple Rankin/Rebus seront très probablement conquis et auront plus de quinze autres enquêtes pour assouvir leur nouvelle passion.

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