Juan Guitar Summits

Jazz à Juan le 18 juillet 2012

Une soirée copieuse mais pas roborative!
Il était 0h07 quand le 4et de Mike Stern, vedette de la soirée, joue ses premières notes. Un mix élégant de Jazz-world-fusion pulsé par un Dave Weckl en pleine forme. La basse de Richard Bona feule dans la nuit. Ah, cette « cinq cordes » aux aigus surprenants! Vers 0h40, on croit à la fin du show avec cette belle  berceuse peul qu’ils nous offrent, mais non, la première heure de la nuit était bien entamée quand ils ont quittés définitivement la scène.
Le nouveau quintet électrique de Birelli Lagrene les avait précédés.
Si Lagrene est parfois démonstratif, sa virtuosité est sans faille, comme dans ce thème, (de  Bach semble t’il), ou sax et guitare jouaient à l’unisson pendant plusieurs minutes avant de laisser Birelli dans un chorus électrisant que Hendrix n’aurai pas renié. Auparavant, Troc, André Ceccarelli impassible et Janick Top (ex de Magma!) impérial assurent un mur rythmique pour les solistes dont Alex Ligertwood au chant, émotionnel et puissant.

Mais la soirée avait commencée bien avant…

Au soleil couchant, Alex Stuart Quartet prenait possession de la scène. « Grand Prix Jazz à Juan 2011« , c’est naturellement qu’il avait sa place sur la programmation 2012. Si son jeu est très inspiré de Scofield, le 4et est en fait dominé par les prestations techniques et artistiques du saxophoniste Guillaume Perret. (On ne saurait trop recommander l’album avec The Electric Epic chez Tzadik).
Ils étaient suivit d’une courte prestation de Blick Bassy, un chanteur folk camerounais à la technique de guitare étonnante, probablement inspirée de la kora.
Mais le grand moment de ce début de soirée fut sans aucun doute le duo Sylvain Luc, Philippe Catherine (le musicien pas le bouffon). Deux guitares demi caisse Godin, deux phrasés très différents mais quel plaisir, quel régal. Cela n’a, hélas, pas duré très longtemps, la programmation de la soirée était très fournie. Mais voilà deux guitaristes confirmés, aux talents reconnus qui jouent ensemble et pas l’un contre l’autre. Ils cherchaient plus à s’étonner qu’à s’impressionner.  Et le spectateur lui profitait totalement des deux. De la Musique avec un « G » comme guitare.

Jacques Lerognon

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